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1° L'orge, À e
is it, cople ciwr, cultivée dès la plus haute antiquité dans la vallée du Nil, puisque ses habitants en attribuaient
var.
l'invention à l’une de leurs plus anciennes divinités, Osiris;
9° Une variété grossière de froment, dont, au battage, le grain ne se séparait pas facilement de la balle, et qui était, pour cette raison, d'un maniement et d’un emploi difficiles (JTE, copte BOTG, &&4), mot féminin à l'origine, mais que nous trouvons dès l'époque ramesside employé au masculin et qui est masculin en copte;
3° Enfin le froment proprement dit (ga ss st, 7, —%«, ou LS ses né, L: =, 15e copie coyw), qui marque un progrès considérable sur la céréale bd.t, car au battage son grain se sépare facilement de la balle et permet d'obtenir une farine absolument pure.
. La céréale bd.t, qui entre dans la composition du nom de la divinité $fbd.t, ne saurait donc avoir été ni l'orge comme l’a cru M. Gardinert, ni le froment ou le blé, comme l'a écrit Brugsch (en premier lieu). Je 1a dési-
07 Journal of Egypt. Archæol., IT, p. 125.
®) Bases, méthodes. de la chronologie égyptienne, p. 130 et 145.
6) Ennan-Grarow, Wôrterbuch der aepypt. Sprache, IV, p. 454-455.
&) Ce savant a, du reste, abandonné sa première opinion dans son Egyptian Grammar, p. 54o, où bdt, bÿj sont rendus par rspelt, a kind of wheatr. — Voir aussi Grirritu, Catalogue of the Demotic Papyri in the John Rylands Library, vol. II], 1909, p. 78, note 11 rsome poor kind of cereal such as spelt, or slarch-wheat».
f BENRI GAUTHIER.
gnerai, comme l'ont fait Brugsch (en second lieu )‘}, Ascherson et Schweinfurth %, M. Loret 6), et enfin les auteurs de l'Aepyptisches Handwrterbuch et du Wôrterbuch der aegyptischen Sprache }, sous le nom vulgaire d'épeautre (ägypuscher Spelz : Schweinfurth; Spelt : Erman et Grapow), bien que les botanistes donnent au Triticum dicoccum, qui est exactement la céréale bd.t des anciens Égyptiens, le nom de «froment {ou blé) amidonter » (?. L'expression 3fbd.t peut donc être rendne par « abondance d'épeautre » ".
C'est parce que Min était le dieu patron du mois de Tybi que la fête principale de ce dieu était, s'il faut en croire une indication de Brugsch (}, célébrée à Coptos le 7° jour de Tybi. Spiegelberg, d'autre part, pense (° avoir retrouvé mention de cette même fête du 7 Tybr à la première ligne d’une inscription démotique de l'an 11 (?) de Ptolémée AIT Neos Dionysos au Gebel Cheikh el-Haridi, au nord d'Akhmim; si la lecture qu'il a proposée pour cette date incertaine était exacte, nous serions autorisés à admettre qu'une fête de Min était célébrée, aussi bien à Apou- Panopolis qu'à Coptos, le 7 Tybi.
C’est également parce que Min était le dieu patron du mois de Tybi que dans le célèbre texte des «Mystères d'Osiris» conservé au petit temple de ce dieu à Dendérab, Île 20 Tybi est indiqué comme étant le jour où, à Dendérah, l’on coupait à la faualle une touffe de céréale (1), Cette fête porte
(9 Dictionnaire hiéroglyphique, p. 1386.
® Illustration de la Fiore d'Égypte (in Mémoires de l'Institut Éguptien, Il, p. 177).
®) Flore pharaonique, à° édit., 1892, p. 28, n° 17 et p. 139 (Index) : Triticum spelta L. Voir aussi p. 25-26, n° 24.
#) Page 51 : Getreideart (Emmer, Spelt).
6) Tome I, p. 486 : Art Weizen; Émmer, Spelt.
(8) Le mot épeautre (du latin spelta, qui a survécu dans l'allemand Spelz ou Spelt) serl à désigner une «variété de blé dur à grains fortement adhérents à la balle, que l'on sème dans les terrains très maigres, où les autres variétés ne produiraient pas» (Larousse). C'est l'éAupa des Grecs. Les Égyptiens connaissaient {rois variétés d’épeautre : blanc, noir et rouge. | |
() Je reviendrai, d'ailleurs, sur la signification exacte du mot bd.t au chapitre 1v.
(® Die Aegyptologte, p. 362-363.
® 4. Z., LI, 1916, p. 69 et note 3.
(9 Dümicnex, Baugeschichie des Denderatempels, pl. 32; Bauesca et Dümcnex, Rec. de monuments égyptiens, IV, pl. XT, col. 62-63; Brucscn, Thesaurus, Îl, p. 306-307 :
ici le nom de + | + $f-bjt, variante . 1, et 1l parait très probable que le titre du dieu patron du mois de Tybi et 1e nom de la fête de la Louffe coupée célébrée pendant ce mois en lhonneur de son dieu protecteur élaient en relation avec l’un des rites les plus importants de la grande fêle thébaine du mois de Pakhons nommée pr.t Mnw xsortie de Min». qui sera étudiée plus loin.
Une question intéressante se pose ici : pourquoi les Égyptiens de Pépoque ramesside, qui confaissaient depuis fort longtemps le froment coy-w (cité déjà, quoique assez rarement, dans les textes des Pyramides), ontils continué à offrir à Min {et à son succédané Amon ithyphallique), au cours d'une fête solennelle de la moisson, la vieille épeautre des âges archaïques, beaucoup plus grossière que le froment? La réponse à celte queslion ne saurait, à mon avis, être cherchée que dans la persislance du traditionalisme conservateur de la religion égyptienne. Cet esprit éminemment conservateur des Égyptiens a fait que dans ious les domaines ils n'ont jamais pu renoncer entièrement à ce qu'ils avaient cru devoir abolir 4), De même que lon conlinuait à avoir recours, dans les cérémonies religieuses, à un formulaire archaïque, dont on ne comprenait plus le sens, de même on persistait à offrir au dieu la vieille et grossière céréale, qui avait été la seule cultivée aux époques lointaines de l'arrivée de Min dans la vallée du Nil, et qui avait été sans doute dès l’origine en étroite relation avec le dieu du désert arabique. Cetle relation est, d’ailleurs, assez difficilement explicable en l’état actuel de nos connaissances, car les botanistes s'accordent à placer en Syrie, et non dans le désert arabique , l'habitat primitif du Triticum dicoccum. Le problème paraît donc insoluble. Je le soumets, toutefois, à la sagacité des chercheurs.
les "4 € =hù &—1 20 ph us 1 5 D 4x un \ RÉ TASEIE || Ÿ (var. 2h à val E Z A Re VU =Y2" A = »7) «quant aux céréales qui poussent en Lu (?)
(c'est-à-dire dans le champ d’Osiris), on les coupe le 20° jour du 1° mois de la saison prit (= Tybi), d la fête 5f-btjr (cf. encore Loner, Rec. de trav., IV, p. 24, et Wercr, Chronologie égyptienne, p. 122, et Suppléments, p. 61).
Voir à ce sujet, SeTE, Urgeschichie und älteste Religion der Agypter (in Abhandlungen für die Kunde des Morgenlandes herausgegeben von der Deutschen Morgenländischen Gesellschaft, XVIIT. Band, Heft 4, Leipzig, 1930), p. 1-3.
8 HENRI GAUTH:ER.
Le mois qui venait après Tybi, le second mois de la saison d'hiver, Meyép des Grecs, majip ou mexip des Copies el ,xäel Amchir des Arabes, était aussi un mois important pour Min. Le calendrier qui nous a été conservé au verso du papyrus Sallier IV au British Museum {n° 10184), rédigé (ou du moins écrit) sous la XIX° dynastie (}, nous informe que le 26° jour de ce mois était un jour faste, Lil ctrois fois bon», et que ce jour-là le dien Min de Coptos «sortait en procession». Voici le passage (p. 18, L 3-4), qui a donné lieu à diverses lectures et dont je crois pouvoir proposer, malgré les nombreuses déchirures du papyrus, la transcription suivante :
GnTocefiis rl lXhi]| homo SUR VS BRIE VIENRS-€ © NS NCTIRRS
«2° mois de la saison pr.t, 26° jour. Trois fois bon. Min sort de Coptos ce jour-là en procession avec les laitues ) [et] avec sa beauté | c'est-à- dire : son phallus en a érection |; Îsis voit sa beauté [qui est | sur lui.»
(2 Ge calendrier, signalé d’abord en 1835 par Salvolini (Notice sur la campagne de Ramsès, p. 191), a élé publié en 1844 par S. Birch dans les Select Papyri in hieratic Character from the Collections of the British Museum, pl. CXLIV-CLXVIIE, analysé par E. de Rougé en 1853 en appendice à son Mémoire sur quelques phénomènes célestes (dans Revue archéologique, 1°° série, IX, p. 687-691), traduit par Chabas en 1870, Le calendrier des jours fastes et néfastes de l’année égyptienne (réimprimé dans la Bibliothèque égyptologique, t. XVI = OEuvres complètes de François Chabas, t. IV), réédité enfin en 1923, en photographie, par Sir Wallis Budge dans ses Facsimiles of Egyptian hieratic Papyri in the British Museum, 9" series, pl. LXXXVIII-CXI; cf. tbid., p. 34-38 une déstriplion et une transcription, incomplètes.
(9 Select Papyri, pl. CLXT, 1. 3-4; Cuapas, Calendrier, p. 80; Buncz, Facsimiles, etc, Il, pl. CV, 1. 3-4.
® Spiegelberg (Rec. de trav., XVII, 1895, P. 96). transcrivant le début de cette phrase, avait cru reconnaitre 1à un mot sémitique | et rbm, désignant le lion (ef. le copte xarot : Enman, Das Verhältnis des Aegyplischen zu den semitischen Sprachen, dans la Zeitschrift der Deutschen Morgenländischen Gesellschaft, 1892 ,P.
On célébrait donc à Coptos, le 26 du mois de Mechir, une fête au cours de laquelle la statue du dieu était «sortie» de son naos ct promenée processionnellement avec les laitues pour permettre à Ja déesse Îsis, sa mère (car nous verrons plus loin que Min était depuis Jongtemps à cette époque : assimilé à Horus), de contempler la beauté mâle de son fils),
Cette «sortie» du dieu avait donc lieu à Coptos à une date antérieure de plus de deux mois à la grande «sortie» thébaine du mois de Pakhons, dont Ja description nous a été conservée aux temples du Ramesseum et de Médinet Habou. La date du 26 Mechir montre, d'autre part, que cette «sortie» ne se confondait pas à Coptos avec Ja fête mensuelle de Min, qui semble avoir été célébrée le 30° jour de chaque mois.
S'il fallait en croire l'unique traducteur du calendrier du papyrus Sallier IV, Chabas, ce calendrier aurait fait encore mention de Min un peu plus loin, à la date du 13° jour du 4° mois de la saison d'hiver, Paœpuovbi des Grecs, napMOYTE ou napmoyei des Coples et 55e 3 Barmouda des Arabes. Mais 1 s'agit ici d’un jour aussi néfaste que le 26 Mechir était favorable, car 1Î est expressément qualifié EE «rois fois mauvais». Ce jour-là, dit le texte (p. 22,1. 2), 1l faut bien se garder de sortir de chez soi et de se diriger dans quelque direction que ce soit, car c'est le jour où, suivant la traduction Chabas, on accompagnait Min à l’ouest pour le faire ensuite revenir à l'est, Mais le texte ne porle, en réalité, rien de tel : le signe hiératique que Chabas a pris pour celui du dieu Min, <F, est en réalité celui du vent, 2, comme sufliraient à en témoigner les trois traits du
113) : Min serait donc sorti de Coptos sous la forme d'un lion, chose qui ne nous est confirmée par aucune des nombreuses représentations de ce dieu. Mais le papyrus ne porte, en réalité, rien de tel; il s'agit du mot ‘w, désignant Ja laitue soi-disant aphrodisiaque consacrée au dieu de a génération, et le passage est ainsi beaucoup plus curieux, car il nous donné a raison d’être du support aux trois, cinq ou neuf plantes de laitue qui accompagne toujours les images du dieu ithyphallique et que l'on transportait également avec sa slatue, au cours des processions, pour que le dieu conserve, grâce à ces laitues, sa vertu fécondante et génératrice. 6) Voir encore Baucscx, Thesaurus, I, p. 850. . 1 Cuasas, Calendrier, p. 92.
pluriel qui accompagnent le mot Me- «les vents» ou «le vent»). Le 13 Pharmouthi, qui tombait en pleine saison des vents alternativement brûlants (est-ouest) et glacés (ouest-est) que l’on désigne aujourd'hui en Égypte sous le nom de Æhamsin, élait considéré comme une journée où ces vents étaient particulièrement déchaînés et où il était prudent de ne pas quitter sa maison. Min n'a rien à voir à cela.
Le calendrier du papyrus Sallier [V ne nous est, malheureusement, pas arrivé complet; il s'arrête au 11 Pakhons. S'il ne cite pas la grande fête de Pakhons pr.t Mnw, il fait, en revanche, mention, à la date du 1" Pakhons (1° jour du 1° mois dé la saison d'été fmw), d'une «fête d'Horus fils d’Isis et des dieux qui le suivent» ©), dans laquelle Rougé a voulu reconnaître «la panégyrie de yem» b), célébrée ? à la néoménie de Pakhons. Cette identification, assez tenlante puisqu'à l’époque où fut écrit (sinon rédigé) le calendrier du papyrus Sallier IV (XIX° dynastie) la fusion entre Horus et Min était déjà un fait accompli depuis plusieurs siècles, reste toutefois problémalique.
À l'époque romaine, le 1 et le 15° jour du mois de Pakhons ([laycr des Grecs, naxwN ou nawonc des Coples el «mais des Arabes), c’està-dire le jour de la nouvelle lune et Îe jour de la pleine lune de ce mois, élaient consacrés au dieu Min ou à sa forme plus spécialement thébaine Min-Amon. Le 1° Pakhons, on «sortait» en procession le dieu Min-Amon et on le transportait à la salle de la naissance (peut-être au Mammisi d'Esna); 1l avait alors le visage tourné vers l'intérieur (de son naos?) (. Le 15 Pakhons, on le «sortait» encore en procession, mais cette fois pour Île ramener à la salle de la naissance, et 11 avait alors le visage tourné vers l'extérieur (de son naos? } (5). Ces deux processions avaient lieu,
© CE Select Papyri, pl. CLXVT, 1. 2, et Bunce, Facsimiles, etc., pl. CIX, 1. 2. 6) Cf. Camus, CHORE p. 97; Select Papyri, pl. CLX VIT et Bunce, Facsimiles, etc., pl. CX.
®) CF. Mélanges d'archéologie, T, p. 136.
CF. Brucsen, Matériaux, ete., pl. XII, col. 11-12, et Drei Fest-Kalender, elc., p. 26; Roucé, Mélanges d'archéologie, 1, p. 136.
(7 CF. Brucscn, Matériaux, etc., loc. cit., et Drei Fest-Kalender, elc., P. 27. — Voir ci-dessous, p. 31-30.
en réalité, à l'occasion des fêtes du dieu local, Khnoumou, et de la triade Khnoumou-Nebouout-Hika; le dieu ithyphallique semble avoir joué dans ces fêtes le rôle de dieu fils, c’est-:-dire qu'il était probablement assimilé
à Hika l'enfant, f, À.
Si nous en croyons enfin un hymne de la XXII dynastie au dieu ithyphallique Min dont Îe texte nous a été conservé par le papyrus n° 3055 de Berlin, une cérémonie spéciale était célébrée à Karnak le 10° jour de chaque mois en l'honneur du dieu sous sa désignation locale 5 4 À nr | nn De J=—0 « Min-Amon (taureau) fécondant sa mére» 1), Nous ne possédons, malheureusement, aucun renseignement sur cette fête, qui ne nous est pas connue avant l’époque bubastite; les raisons de sa création
nous échappent encore, ainsi que sa signification.
Telle est la substance de ce que nous savons du calendrier des fêtes célébrées en l'honneur du dieu Min. Une question intéressante se pose à leur sujet : ces fêtes étaient-elles des fêtes fixes, célébrées suivant les dates du calendrier sothiaque, solaire ou naturel, ou, au contraire, des fêtes mobiles, dont la date de célébration avancçait régulièrement d'un jour tous les quatre ans, selon Île calendrier de l’année vague ou civile, pour ne retomber à leur véritable date solaire qu'après un long cycle de 365 x 4 — 1460 années?
À cette question, il me semble que nous pouvons répondre hardiment que Ja plupart de ces fêtes, sinon absolument toutes, étaient des fêtes fixes, que l'on célébrait chaque année à leur date solaire. Min était, en effet, nous aurons l'occasion de le constater à diverses reprises au cours du présent ouvrage, le dieu non seulement de la virilité fécondante dans
(9 Page XIV, 1. 6 : cf. Hieratische Papyrus aus den Kôniglichen Museen zu Berlin, Band I, pl. 14, et Moner, Le Rituel du culte divin joyrnalier en Épupte, p. 194 el suiv.
B) L'expression mnmn mwtf, que je rends por r/écondant sa mère», offre, en réalité, un sens plus réaliste : secouant, agitant sa mère; la langue latine appelle ce geste subagitare feminam. 0
le domaine humain et animal, mais aussi le principe actif du monde végétal. Ses fêles étaient liées étroitement aux diverses manifestations de la nature végétante, et la chose est si vraie que nous avons déjà vu Min identifié, en certains cas, avec un génie dont une touffe d'épeautre est l'attribut. Il serait donc difficile d'imaginer que les Égyptiens n'aient pas eu le souci de maintenir les fêtes de ce dieu de la nature en concordance avec les saisons naturelles. La fête de la gerbe d’épeautre au mois de Tyhi, qui célébrait un phénomène naturel du printemps égyptien, ne pouvait, sans une invraisemblance criante et même une impossibilité matérielle, tomber, suivant les caprices de l'année vague, dans une saison autre que celle où la céréale en question venait réellement à maturité.
Aussi, bien que le + décalage » du calendrier civil par rapport à l'année naturelle ait bien été «ressenti, observé et même mesuré à chaque instant», les anciens Égyptiens n'ent ont pas moins, pendant tout le cours de leur histoire plusieurs fois millénaire, jamais songé sérieusement à remettre en place leur année civile dérangée. Les deux années, fixe et sothiaque d’une part, vague et civile d'autre part, ont coexisté l’une à côté de l'autre sans réagir l’une sur l’autre et sans qu'on ait cherché, sauf sous les Plolémées et de façon ineflicace, à les concilier M). Mais tandis que l’année vague ou mobile servait uniquement à des usages civils, où la révolution de a terre autour du soleil, et les saisons qui en sont la conséquence logique, n'avaient aucun rôle à jouer, l’année fixe ou solaire était, au contraire, employée de facon exclusive dans les actes religieux, dans le culte des divinités et la célébration des cérémonies des divers cultes. C'est la raison pour laquelle les calendriers des temples étaient trés Se dressés uniquement selon l’année fixe. Les travaux d'Ed. Mahler ‘?, de MM. Sethe 5) et Weïll &
O7 Voir, sur toutes ces questions, les chapitres vi, vur et 1x des Bases, méthodes, résultats de la chronologie égyptienne de M. Weil.
® Der Festkalender von Medinet Habu (in Zeitschr. für arypt. Sprache, ALVIN, 1910, p. 87-90).
® Die Zeitrechnung der alten Aegypter, etc., $ 8. Das feste Jakr (in Nachrichten der kônigl. Gesellsch. der Wiss. zu Gôttingen, Philosoph.-histor. Klasse, 1919, P- 311-318).
® Bases, méthodes, eic., p. 128 : -Dans le plus grand nombre des cas, les calendriers des temples, avec les fêtes attachées à leurs dates, avaient trait à l'année sothiaque et non à l’année mobile». — Lhid., p. 145 : -Dans les calendriers et dans
l'ont démontré à suilisance pour le calendrier de Médinet Habou, et il v a de très fortes présomptions pour qu'il en ait été de même des autres grands calendriers de temples qui nous sont parvenus, ceux d'Edfou, de Dendérah et d'Esna. | Le
Quoi qu'il en soit, d'ailleurs, de celle question chronologique, parmi toutes les cérémonies en relation avec Min, une seule nous est connue dans ses détails; elle était donc, selon toute probabilité, la plus importante, la véritable fête de Min. Aussi, sans nous attarder plus longtemps aux autres cérémonies, en venons-nous immédiatement à la grande solennité qui était célébrée, à Thèbes tout au moins et à l’époque du Nouvel Empire, au mois de Pakhons.
les document(s non spécialement calendriques , d’autres fêtes rencontrées à dates constantes, d’une époque à l’autre, et intimement liées à cerlains moments de l'année naturelle, ne peuvent guère être datées dans un autre calendrier que celui de l'année fixe. Telles les fêtes de Renenouti et des récoltes, les fêles du Ni à Silsilch, peut-être le shef-bedet ou ‘‘foisonnement des céréales ”.»