PREMIER ÉPISODE
La statue du dieu ithyphallique, dans son attitude et avec ses attributs habituels, est debout face au sud (c'est-à-dire regardant vers la gauche du spectateur «<—) sur un pavois recouvert d'une riche lenture décorée de rosaces el de motifs végétaux allernés, dont l'extrémité inférieure retombe jusqu'aux chevilles des porteurs. Face à la statue, agenouillée à même le pavois, une petite image du roi (Ramsès IT), coiffée de la couronne blanche de Haute-Égypte, lui fait l'offrande des deux vases à vin. Derrière la statue on aperçoit les traces d’un objet dont on ne saurait préciser la nature (peut-être? la butte conique du dieu de la génération).
Le pavois est porté sur les épaules par douze personnages dont on voit très nellement, au-dessus «t au-dessous du pavois, les têtes et Les pieds : il y a six de ces porteurs en avant et il y en avait certainement six en arrière; mails de ces derniers, trois sont complètement masqués par la grande image royale qui marche à côté du pavois, légèrement en arrière par rapport à la statue divine.
Deux autres serviteurs, la tête levée vers la statue divine à laquelle ils font face, inclinent devant son visage deux grands flabellums, à longue hampe; il ne semble pas y en avoir eu d’autres à la partie postéricure; mais la scène est mutilée à cet endroit et 1l est assez difficile de se rendre exactement compte de ce qui se trouvait dans la lacune. A l'avant enfin, derrière les têtes des porteurs du pavois, entre les hampes des flabellums et la petite image agenouillée du roï, on voit le haut d’un grand bouquet de fleurs. |
À côté du pavois, le roi {coiffure détruile) accompagne la statue divine; il a le bras gauche pendant et de la main droite il fait lc geste d’adoralion. |
Mais ce n'est pas tout. Outre la statue transportée à dos d'hommes sur le pavois, on voit encore, à l'arrière de la procession, le dieu ithyphallique, représenté debout sur le socle rectangulaire sem, et une déesse cuiffée de la
couronne de Basse-Égypte et tenant en mains le sceptre ] et le %. Le dieu,
969 a HENRI GAUTHIER.
qui ne portail pas de nom en tant que slalue transportée, est ici accompagné d’une légende en six colonnes verlicales assez mulilées (<—) :
nef