TROISIÈME TABLEAU
La statue divine est arrivée à son reposoir; les prêtres l'ont descendue du pavois et l'ont déposée, en lui faisant faire volte-face dans la direction du roi, c’est-à-dire ici dans la direction du nord ct de l'extérieur du temple, sur ce haut reposoir qui était probablement le hiyw si souvent cité dans les textes. Ce reposoir est surmonté d’un riche dais au fronton orné sur loule sa largeur d'une frise d'urœus dressés et coiffés du disque; il est exactement semblable aux dais qui surmontent le reposoir de Min au Ramesseum et à Médinet Habou. |
Derrière ie dieu est représenté son édicule habituel portant les laitues verticalement dressées, loujours en nombre impair : il y en à 1C1 sept.
Le roi, obombré par la déesse Ouazit de Boulo, a quitté le casque hprs qu'il portait au premier tableau dans la scène de l'encensement de la statue en mar-he, et apparait 1ci loujours drapé dans Île grand manteau de cérémonie, mais couté de la simple perruque % aux frisures verticales bien régulières et porlant sur le front l'uræus. Le costume est le même qu'au premier tableau : grand manteau tombant jusqu'aux chevilles et sandales. Le rot tient le signe Ÿ de la main gauche pendante, tandis que de la man droite élevée à hauteur de l'épaule il fait à l'adresse du dieu le geste d’adoration.
La scène consiste en une offrande d fleurs, Se et fruits, faite au dieu, atnsi que l'indiquent les deux courtes lignes horizontales tracées audessus des offrandes elles-mêmes, lesquelles sont disposées sur deux autels Jet sur un supporl
Be A EE ET LÉ il ee CE SLR] » é PE a son pire Amon-Ré-[Ka]moutef qui donne la vie(?)....... #
«faire des offrundes (?
La première lacune est peut-être à combler ainsi : be us
—…— mû— ll
& grande ofrande , qui est l'expression consacrée employée dans Les textus de la «sortie» de Min au Ramesseum et à Médinet Habou. Quant à la fin de cette légende, on attendrait plutôt, ni la règle : 7 À ? «pour qu'il Jusse le don de vie». |
Trois parmi les cinq noms du roi Ramsès HIT {le nom d’Horus et les deux cartouches) sont tracés en trois colonnes verticales au-dessus de lui.
Face au roi sont représentés, au-dessous des offrandes , des personnages (prêtres?) que la photographie ne laisse voir que de façon indistincte et qui semblent être au nombre de deux, inclinant vers le roi l’un un éventail (?), l’autre un bâton #. En baut, entre ia légende du roi et le dais du dieu, on voil é;ralement deux prêtres disposés l'un au-dessus de l'autre :
a) Tout à fait au sommet, face aux noms du roi, un prêtre tient ce que Legrain a appelé le bâton de sacrifice el l'étoffe et s'incline vers la légende royale; :
b) Au-dessous, un aulre prêtre regardant en sens opposé du précédent, c'est-à-dire dans la direction du dais divin, est incliné en avant, les deux
malns posées sur une sorle d'escabcau à corniche au sommet duquel se dresse verlicalement une plante tt).
À la gauche des offrandes, qui empiètent largement sur le champ du dais divin, se dresse à l'intérieur de ce dais surmonté d'une frise d’uræus, la statue ithyphallique du dieu, debout dans l'attitude habituelle sur une haute estrade qui est peut-être le reposoir kw; devant les jambes de la statue csl encore représentée une pelite image du roi lui faisant face, coiffée de la couronne blanche de la Haute-Égypte portant au front l’uræus, el faisant à la statue divine l’offrande rituelle du vin.
Derrière la statue divine on voit l'édicule habituel portant les sept plantes de laitues (que Legrain appelle faussement les arbres sacrés) verticalement dressées sur l'escabeau à corniche, et derrière cet édicule sont encore représentés , en trois regisires superposés, onze personnages (prêtres ou serviteurs) : | |
a) Groupe du haut: quatre personnages inchinés en avant dans la direction de la statue, les mains retombant à la hauteur des genots;
b) Groupe du milieu : trois personnages également jnclinés en avant el paraissant tenir chacun un flabellum (?);
c) Groupe du has : quatre personnages identiques à ceux du groupe du haut.
Ces onze personnages, ainsi que le meuble supportant les lailues, se trouvent à l'intérieur du dais divin, leqnel est identique, quoique beaucoup plus large, aux autres dais de Min sur les représentations de la «sortie» du dieu au Ramesseum et à Médinet Habou. |
Gravée également à l'intérieur du dais, la légende du dieu n'occupe pas moins de sept colonnes verticales. Celle légende ne nous apprend rien que
nous ne sachions par ailleurs et se borne aux formules hanales courantes : ROIS PNEU es
s Je TE PL ==) D 11! 27 Lg; Lx] = — Ai: 5 UE 4
d. LS | pmmnh, NE ILE ze l ohms Ru” © = l
CDS Pnannas Ÿ L'ART
SA
L Paroles dites par Amon-Ré-Kamoutef qui est sur la [grande | place, haut le plumes, fier | de sa beauté]. .... * a son fils chéri de son ventre le roi de lu Haute et de la Basse-Évypte, sepneur des deux terres, Ousirmaäré- Miriumon, fils du solal, seigneur des couronnes, Rames|ses] : Ÿ [Je suis salisfont du] monument que tu m'as fait. .... 4 [mes (?)] noms. Je suis en joie. .... ..... { Je me réjouis de voir ta beauté. Ÿ Je te donne loute vie, stabilité,
force el toute santé à l'égal de Ré. | Je te donne une longue durée de règne. 7 Je
te donne toute vaillance, toute puissance à l'éyal de Re.
Les scènes concernant le dieu ithyphallique se lerminent avec ce tableau. Ce qui vient ensuite, sur la même paroi, est la représentation d’une grande offrande en lhonneur de la triade thébaine habituelle (Amon, Mout et Khonsou), dans laquelle Amon n'est plus le dieu momiforme et ithyphallique surnommé Kamoutef {taureau de sa mère), mais bien le dieu à forme humaine, le corps libéré de la gaine caractéristique de la forme 1thyphallique.