‹ Les feuilles d'automne (volume 3)Chapitre 19 sur 48 · TRAPPISTE A LA MEILLERAYE · texte numérisé non relu

TRAPPISTE A LA MEILLERAYE

Mon frère, la tempête a donc été bien forte, Le Yent impétueux qui souffle et nous emporte

De récif en récif A donc , quand tous partiez , d'une aile bien profonde , Creusé le vaste abîme et bouleversé Tonde

Autour de votre esquif»

Que tour à tour, en hâte, et de peur du naufrage, Pour alléger la nef en butte au sombre orage ,

En proie au flot amer, 11 a fallu , plaisirs , liberté , fantaisie , Famille, amour, trésors, jusqu'à la poésie,

Tout jeter à la mer!

LES FEUILLES D'AUTOMNE. tll

£t qu'enfin, seal et na, tous voguez solitaire, Allant où va le flot, sans jamais prendre terre,

Calme , vivant de pea , Ayant dans votre esquif, qui des nôtres s'isole. Deux choses seulement, la voile et la boussole ,

Votre âme et votre Dieu !

Mai IK3U.

Un lioriioii fuit h soubait pour le plaisir des yeux.

rÉNBLON.

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