‹ Les feuilles d'automne (volume 5)Chapitre 3 sur 30 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

OiJUlado!

CE ÇIPOH SMTBttB SVa lOk. MOaTAttHE.

Ayez-Tous quelquefois , cabne et silencieux ,

Monté sur la montagne, en présence des cicux?

Était-ce au bord du Sund? aux côtes de Bretacne ? * o

Ayiez-Tous Focéan aux pieds de la montagne?

4â LES FEUILLES

Et là, penché sur Fonde et sur Fimmensifë, Calme et silencieux , avezryous écouté?

Voici cequ'on entend : —du moins un jour qu'en rêve, ]\{a pensée abattait son vol sur une grève , Et du sommet d'un mont plongeant au gouffire amer, Vit d'un coté la terre et de l'autre la mer , J'écoutai , j'entendis , et jamais voix pareille Ne sortit d'une bouche et n'émut une oreille. —

Ce fut d'abord un bruit large , immense , confus.

Plus vague que le vent dans les arbres touflfus ,

Plein d'accords édatans , dé suaves murmures ,

Doux comme un chant du soir , fort conune }in chocd' armures

Quand la sourde m^ée étreint les escadrons,

Et souffle , furieuse , aux bouches des clairons.

d'automne» 45

C'était une musique ineffable et profonde , Qui, fluide, oscillait Sans cesse autour du monde , Et dans les yastes cieux, par ses flots rajeunis, Roulait élargissant ses orbes infinis Jusqu'au fond où son fluxs'allait perdre dans l'ombre Avec le temps, l'espace, et la forme, et le nombre 1 Gomme une autre atmosphère épars et débordé , L'hymne étemel couvrait tout le globe in(mdé. Le monde enveloppé dans cette symphonie , Gomme il vogue dans l'air , voguait dans l'harmome.

Et pensif^ j^écoutais ces harpes de l'éther, Perdu dans cette voix comme dans une mer.

Bientôt je distinguai , confuses et voilées ,

Deux voix dans cette voix, l'une à l'autre mêlées,

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