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Le torrent, furieux, se plonge en tournoyant Dans un gouffre affolé de peur et de colère, Et les sourdes clameurs de son flot aboyant Font toujours tressaillir la forêt séculaire.
Le grand cèdre, penché sous le roc vacillant Qui surplombe l’abîme inondé île lumière,
Semble aux yeux du touriste un fantôme effrayant Qui tombe du soleil la tête la première.
Un nuage blanc, fait d’une poussière d’eau, Monte du précipice, et, connue un blanc rideau, Retombe sur les bois, en bruine éclatante ;
Et l’esprit du vertige, au bord des eaux perdu, Voltige sur nos fronts, nous attire, nous tente,
Et cherche à nous pousser dans le gouffre éperdu.
lTn lac sans lin donnait dans la forêt sauvage ( )ù l’Inconnu gardait toute sa majesté. . . . Soudain il tressaillit de rivage en rivage
l'jt sa voix fit frémir d horreur l’iinmensité.
Les montsi|iii lui taisaient comme un bandeau d’um bram* Croulèrent, éperdus, dans son dot indompté. . . .
Ce géant se roidit, et, frémissant de ram*,
Lanea sa vague au fond d’un gouffre épouvanté.
Les Fouilles d’ Erable
Et le lac, en frayant un passage à ses ondes,
Créa le Saguenay, fleuve qui rit des sondes Et roule des flots noirs sous de grands caps penchés.
Tout est calme aujourd’hui sur ces pics solitaires, Mais, en escaladant leurs sommets tout hachés,
On craint toujours d’y voir s’entr 'ouvrir des cratères.
EES DERNIERS MONTADNAIS