‹ Les fiançailles et le mariage;Chapitre 111 sur 500 · Cf. les documents exposés tout au long par Pai.miehi, o · texte numérisé non relu

Cf. les documents exposés tout au long par Pai.miehi, o

Tractatus dogmatiei, Friburgi-Ilnsgoviae, 1897, t. VU, n*" 707 as P . rrat, o. c, p. 246-249 ; Sasse, Instilutione» thenlcyicx de Etcletim sacramentis, Friburgi -1 goviœ, 1897, IL p. 35 s.

G. Voici avec quelle assurance parle Sa :is le /. IV Sent.. Dist. 26, qu. 1 :

« Toute l'Eglise admet que le sacrement de mariage est le septième parmi les sacrements ecclésiastiques, et au sujet des sacrements de l'Eglise on ne peut avoir d'autre opinion que celle «le l'Eglise Romaine ». Entre tous les scolastiques Durandus seul fait exception, et encore confirme-t-il lui aussi la tradition de en

effet il reconnaît. 1 1\ . Dist XXVI, qu 3, Qu'il faut admettre absolument c que le mariage est un sacrement, puisque l'Eglise le déclare i : il ne contemporains qu'en ce qu'il prétend que le sacrement de mariage : - absolu-

ment univoque aux autres sacrements. Cf. Sasse, y-. •

LEXISTENCE du sacrement de MARIAGE KtfJ

Nestorienne, considèrent le mariage comme un sacrement, comme il ressort manifestement de leurs documents et formules de foi (')•

Ce l'ait nous fournit un argument de prescription en faveur de la tradition apostolique, grâce au raisonnement suivant : la doctrine que les Grecs schismatiques et les autres sectes citées professent maintenant, ils la possédaient déjà au temps du schisme, au moment où ils se sont séparés de l'Eglise catholique. En effet, une fois la séparation accomplie, il n'est pas possible que des sectes si différentes les unes des autres par la foi, la langue, les rites et les mœurs, et de plus, si opposées à l'Eglise latine, se soient entendues toutes pour introduire ce point de doctrine, ou encore moins L'aient accepté unanimement des mains des catholiques. Il faut donc remonter jusqu'au IXe siècle pour les orthodoxes, et jusqu'au Ve pour les autres : et de là nous pouvons conclure qu'au Ve siècle, la doctrine prônant le caractère sacramentel du mariage était en vigueur dans l'Eglise d'Orient comme dans celle d'Occident.

Ultérieurement, comment expliquer cette unanimité de foi dans l'Eglise du Ve siècle, sans admettre que la doctrine en question remonte aux Apôtres? S'il en était autrement, une innovation de cette importance ne se serait pas introduite dans l'Eglise toute entière, sans controverses et sans réclamations ; or on n'en trouve nulle part le moindre vestige. s

B. Directement, par les témoignages et les documents remon- b)directementi

. , „ .. par les ténwi-

tant lusffii a l âge apostolique : çnages.

Xnlcz qu'il ne faut pas attendre des textes primitifs des SS. Pères et Docteurs l'assertion explicite et nettement caractérisée du caractère sacramentel du mariage, à la façon des théologiens qui déclarent celui-ci signe efficace de grâce.

I Voici une formule Nestorienne de 1553: m Nous croyons aussi au S. Baptême... ri au Sainl Sacerdoce... et au Mariage». Simon Assemanus atteste la croyance d<s Jacobitee el dos Coptes: « Pour ce qui regarde les sacrements, il appert des rituels Jacobites, que ceux ci tiennent pour sacro-saint le nombre septénaire, tel qu'il est admis par l'Eglise catholique... ». Vartanus, l'Evêque des Arméniens. parle de m*me pour ses conligionnaires, deux siècles avant le concile de Florence. Quant aux Crées orthodoxes, les documents abondent ; un des principaux est la profession de foi du Patriarche Jérémie. de l'année 157f> ; et l'opposition violente que rencontra Cynllus Lukaris, partisan de la doctrine sacramenlaire Protestante, i la même signification, non moins que la profession de foi d(> 1G42. Enfin dans le rescrit que publia le Patriarche Anthime contre l'encyclique de Léon XIII Praelara, pas la moindre protesta!ion ne se fait jour contre la dignité sacramentelle du mariage, ni contre le nombre septénaire. Voir Pu.mifri, o. c, p 511 : Poht.e. Lehrbuch der Dogmalik, Paderborn. 1906. t. III. p. 105 s. ; Poouhat, o. c, p. 252 267.

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II n est donc pas étonnant que l- : * t»- 1 «lu mariage ne Be retrouve pas, dans l< »cuuieni

en termes explicites, el avec la préciaio tstiquc postéi

mais N 3 est contenu implicitement : l< tppellenl le ma

riage une chose sainte, acrei pai un rite i ix, une

cérémonie vivifiée par la gi ice el ainsi de suite, conunu montrerons tantôt. Les témoignages i ni pour la plupart

ambigus el confus; mais il- doivent 6tn interpi une le

dit très bien Sassj | i la lumière des documents pos urs,

qui en manifestenl le vrai sens catholique, lequel n'es! pas une innovation dans le dogme, mais bien une explication et un <léveloppement «le la t'<»i primitive n (3).

Au reste, même si quelqu'un croyait devoii [en ce nu l'ambiguïté de quelques anciens auteurs comme 1 de leur ignorance au sujet de la dignité sacramentelle du mariage, il ne s'ensuivrait nullement que celui-ci, en tant que sa-

1. 11 subsista quelque obscurité et quelque ambigufd au -ujet d sacrement et d»1 la doctrine sacramentaire jusqu'au XII* siè« v - Pierfe

I»vmii\ (+ 1072 . Opéra omnia, éd. de Cajetan, I ', n'ayant qu'un

tion inexacte et incomplète du sacrement, range parmi euz la dédicace des églii le sacre des rois, la prise de voile des religieuses cependant les scho-

lies de Cajetan sur ce passai 78 s Plu? ta' - rtout à Pierre Lom-

bard, le concept de sacrement et la doctrine sacramentaiiv reçurent leur détermination spécifique et proprement tbéologique. Pour la période de développement d concept, voir Pourrai-, o. c. p. 2-40, 232-267.

■:. O. c, II, p. 966.

3. Beaucoup de dogmes dans la primitive Eglise n'étaient connus des fidèles que dune façon obscure et mi quivoque ; beaucoup ne furent crus d*abord q\

plicitement ; mais par un progrès lenl et continu, les chrétiens en acquirent p peu une notion plus explicite : c'est ainsi que dit Vincent de I.érins : i l'objet de la foi, d'abord imprécis, se précisa dans la suite , les formules des croyances, d'abord assez générales, devinrent plus nettes avec le len sujet de l'évolution des

dogmes, consultez le : Dict. de Théol. cath.. V Doamc : et la Renie du Clergé /r., t. TA'IV, p. 448 s. et 456 s.

crement, ne provient pus, ou ne dérive qu'imparfaitement de l'institution du Chrisl (1).

En effet, rien ne s'oppose de soi à ce que le Christ ait institué lui-même le sacrement de mariage, tandis que plus tard seulement la connaissance du fait se serait répandue, surtout la connaissance précise et réfléchie; rien n'empêche que les premiers chrétiens, en contractant mariage, nnient reçu 1<1 sacrement sans en avoir conscience.

il est donc inutile de recourir, comme le font certains Auteurs modernes, à la théorie de l'institution médiate de quelques sacrements, et en particulier du mariage, comme si le Christ n'eût pas lui-même institué ce sacrement, mais eut donné à l'Eglise (2) mandat de le faire quand l'occasion s'en présenterait. Nous disons la même chose de la théorie de l'institution implicite, proposée par Pourrat, o. c, p. 274, qui avance que tous les sacrements auraient, bien été institués immédiatement par le Christ, mais que quelques-uns, comme le mariage, « n'ont pas été donnés à l'Eglise pleinement constitués ».

Consultons maintenant les SS. Pères, les Rituels et les monuments iconographiques.

1° Dans les écrits des SS. Pères, et des auteurs ecclésiastiques Il y a 'd'abord même les plus anciens, non seulement le mariage est appelé $&- des SS. Pères ; crement. mais on insiste sur sa sainteté, sur la bénédiction spéciale que le Christ lui a octroyée, sur la nécessité de le contracter saintement et religieusement devant l'Eglise, sur la dignité spéciale propre au mariage chrétien par opposition aux mariages des infidèles ; on laisse entendre aussi que la grâce va de pair avec lui.

Vugustin parle en ces ternies: « Le Seigneur, invité aux noces, y -la pour confirmer la chasteté conjugale el mettre en évidence le sacrement du mariage (3). » Ailleurs : « Le bien que procure le mariage, pour toutes les nations et tous les hommes, est la propagation de l'espèce et la fidélité conjugale ; mais do plus, pour ce qui regarde le peuple de Dieu, la sainteté du sacrement, qui est toile que même l'époux répudié ne peut se marier à un autre... de même que si on fait une ordination de prê-

çç.

1. Ce qui a pu s'ajouter dans la suite des siècl< - 6 ce sacrement Mo mariage), ce n'est pas une institution pins explicite, ni le fait que ce «acrement aurait été plus tard pleinement constitué, ce ne peut être qu'une connaissance plus explicite de ce que le Christ avait implicitement révélé ». Van DEH IImimv dans la Revue d'histoire écriés., 1907, p. R03.

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