‹ Les fiançailles et le mariage;Chapitre 113 sur 500 · Ad uxorem. t. IL ch. 8. Ed. Oehlcr, Lip · texte numérisé non relu

Ad uxorem. t. IL ch. 8. Ed. Oehlcr, Lip

l'existence du sacrement de mariage 143

« Si donc ce mariage est ratifié par Dieu, comment ne serait-il pas heureux ; comment les tribulations, les angoisses, les obstacles, les fautes mêmes pourraient-elles lui enlever toute sa félicité, puisqu'il est en partie sous les auspices de la grâce divine C1)? »

Clément d'Alexandrie (né vers 150) : « Le mariage est saint ; l'Apôtre rapporte ce mystère au Christ et à l'Eglise » (5).

S. Ignace, Martyr (■•$♦• env. 107) : « Il convient que les fiancés contractent mariage d'après la sentence de l'Evêque, pour se marier selon le Seigneur et non selon la concupiscence » (3).

Vient enfin le célèbre témoignage de S. Paul, Epist. ad Eph. V, 22-32 ; il appelle le mariage un grand sacrement (j.o<jTï)piov fjLEya (4), c'est-à-dire un grand signe ou symbole représentant l'union du Christ avec l'Eglise (5). Ce texte, il est vrai, n'attribue pas explicitement au mariage le signe efficace de la grâce, mais, selon l'exposé du Conc. de Trente, Sess. XXIV, il l'insinue clairement.

En effet S. Paul expose ici l'analogie qui existe entre le mariage et l'union du Christ avec l'Eglise, union intime et mystérieuse que le mariage rappelle et copie. Or, selon sa doctrine, l'union du Christ avec l'Eglise est telle, que l'épouse s'y sanctifie et s'y purifie par la grâce ; par conséquent le mariage lui aussi doit apporter aux époux une sanctification et une purification surnaturelles. Il doit donc être non seulement un symbole pur et simple, mais un signe qui sanctifie efficacement (c).

2° Dans les Rituels, dont Martèxe relate différents spécimens, ensuite le té-

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o. c, I. I, P. ,3e, se rencontrent des oraisons ou le mariage est KintJs, proposé comme une chose sainte et qui doit être traitée saintement, ei où on supplie le Seigneur de combler de grâces l'union qu'il a assortie lui-même (p. &14) ; de répandre sur ses serviteurs l'abondance de ses bénédictions, « afin que dans leur mariage, les époux soient unis par les liens d'une affection réciproque, d'une concordance de goûts et de pensées, et d'une sainteté mutuelle » (ibidem): « <lo combler les mariés de bénédictions spirituelles en vue de la rémission de Leurs péchés et de la vie éternelle » (p. 614 et 621). On y invoque Dieu comme Celui « par lequel la femme est unie à l'homme, et de qui la société conjugale constituée dès le principe, reçoit cette bénédiction qui seule n'a

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