I. Rites actuellement en vigueur
Nous supposons ici l'observation des formalités requises par Ritesdu sacre le Décret Ne Ternere pour la validité du consentement ; voici les principales prescriptions ultérieures :
1° De par le droit commun :
11 faut observer les cérémonies indiquées dans le Rituel Romain, Tit. VII, chap. 1 et 2, à savoir : requérir et donner le consentement, bénir l'anneau nuptial et le passer au doigt des fiancés ; ensuite, s'il y a lieu, célébrer la messe pro sponso cl sponsa, avec la bénédiction solennelle qu'elle contient.
La messe pro sponso et sponsa est une messe votive spéciale, contenue dans le Missel Komain ; elle commence par l'introït : Deus Israël et a des oraisons propres.
La bénédiction nuptiale solennelle y est insérée : elle consiste dans les prières : Propitiare Domine... Deus qui potestate... à dire entre le Pater noster et le Libéra nos; et dans l'oraison: Deus Abraham..., à réciter avant le Placeal tibi S. Trinitas.
Il faut omettre la messe pro sponso et sponsa, de même que la bénédiction dont nous venons de parler, toutes les fois que la femme a déjà reçu celle-ci dans un mariage antérieur (*) ; de même dans la célébration des mariages mixtes, comme il sera dit plus loin.
Hormis ces cas et le temps clos, le mariage peut toujours être béni solennellement avec messe, même lorsque les rubriques ne permettent pas la inesse pro sponso et sponsa (2) ; on célèbre alors la messe du jour avec commémoraison de la messe nuptiale, et la bénédiction se donne tout à fait comme pendant celle-ci.
1. Le EU Rom., tit. VIT. ch. I. n° 15 dit qu'il faut omettre également la bénédiction solennelle eu cas de remariage d'un veuf, mais il ajoute cependant que « là où la coutume contraire existe pour les veufs qui épousent une jeune fille, il faut la conserver i> Mais lotit reci est tranché maintenant (selon toute probabilité) par le décr. de la C. S. ().. du 31 août 1881, (cité dans les Coll. Brug., t. I. p. 97), qui enjoint de donner La bénédiction solennelle sous la réserve d'une seule hypothèse: « pourvu que la femme, >i elle est veuve, n'ait pas déjà reçu cette bénédiction lors d'un premi.r mariage s. Au surplus, la coutume de bénir les mariages des veufs qui épousent des jeunes filles existe dans nos contrées, et par conséquent cette coutume est maintenue à bon droit et elle doit l'être.
2. Comme c'esl le cas (outre le temps clos) pour les dimanches, li - f '■[< - d'obligation. Les fêtes doubles de 1" et -2e classe, toute l'octave de l'Epiphanie, la veille et l'octave entière de Pentecôte, et le dernier jour de l'octave de la fête du S S i crament : en un mot, tous les jour- qui excluent les offices doubles de 2* classe. Collât. Brug., t. f. p. 99.
)<, , i » r DE M vu» \
I | nient «ju<- lou
I épou rit l.i i Ile,
ii 1,1 bi .
bénédi< 1 1 • • 1 1 ne peul ••• donnei un di i '
pourquoi, da i ,(
messe sua époux i u ■ [i honorain le dé rel de la ( que le célébranl peul prendre une auli fait .1 son obli cation pai h
que le donateur n'en veuill Le S. >
\.ni aussi qu'on eh - orde i ettc béi qui ne l'auraient pas obtenui pour quelle cause, même s'ils la demandent api déjà depuis longtemps •. De plus, il prescrit (Texlfi mêmes époux catholiques, qui n'onl pas enco lion nuptiale, à la demandei au plus toi ••. Décret de la i 5.0 du 31 août 1881 (•).
b) de droit -j>< Prescriptions du droit diocésain diot Rruyes) :
dtocésam Noua avoua fait remarquer que dane V
BruFts) Rom. n'excluent paa lea rilea partit die»; mèi R dit expli<
Dienl qu'au lie formule Ego conjum
paroles, a d'aprèa le nie province - : et m il
île: i S il > .i dea provinces qui oui «• i uaagei
moniea louables touchant la célébration «In - le Saint Synode
[Vente désire qu'elles lea conserveni
D'accord avec cea idées, on maintient divera rr diocèses. Ainsi, dans lr dii ■ Br ■:•
l'i octob. 1897, a approuvé certa
lion do la messe, et ordonné de tea oba< - - np-
tions du RU. Rom. {*).
Pour spécifier: avant de demander le consentement nuptial. le pr« asperge tes fiancés d'eau bénite, et leur explique la nature de la grâce qu'ils vont recevoir, et ta gravité de l'obligation qu'ils contract* r la
prestation même «lu consentement, non seulement il dit aux futurs donner la main droite, mais il entoure - x mains de 1 étole. après
quoi il requiert le consentement à la façon du Rituel, dont il conserve la formule : Ego vos conjungo. Ensuite il enl- oie, asperg- oux
d'eau bénite, et puis "bénit et passe l'anneau, encore une fois selon le Rituel.
Enfin, il finit par les cérémonies que le Pastorale Brug.. p. 132 s., près
1. Voir Collât. Brug., t. I, p. 96; A. A. S., 1 p SB, où est cité le decr. de C. R. du 12 février 1