‹ Les fiançailles et le mariage;Chapitre 125 sur 500 · Mautène. o. c. p. 608 et · texte numérisé non relu

Mautène. o. c. p. 608 et

7. Par exemple celle-ci. à la p. 833: i Jean, voulez--. mme qui a nom Mario par nom de baptême, à femme et à épouse ? — Sire, oui. — Marie, voulezvous cet homme qui a nom Jean par nom de baptême, à mary et à époux !

oui. — Jean, je vous donne Marie : Marie, je vous donne Jean. »

Ces paroles et la jonction des mains d- par le prêtre. =:gnifîeDt

que ceux-ci reçoivent leur conjoint des mains de Dieu, par l'intermédiaire do pi comme le fait remarquer Prorst. Sacramente, p. 457: ri nient nur im :1

lichen Geiste, dass der Mann seine Frau von Gott erbittet. und dass sie ihm daher der Priester, als Stellvertreter G - '- -h, sond-rn es erhàll damit aueh die

Bemerkung Tertullians. wie Kinder sie nieht ohne Zustimmung der Vater Tel lichen, so Chri ten nicht ohne Zustimmung des himmlichen Vaters, ihr* rolle Bedeutuns ».

au nom de notre Seigneur, je Le prends à femme et à épouse selon les ordonnances de Dieu et de sainte Eglise, selon lesquelles je te doibs comme moy-mème aymer. Je te doibs foy et loyauté garder, et te doihs en tes nécessités ayder et conforter : lesquelles choses, et tout ce que mary doit faire à femme je te promets faire et tenir par la foy et serment de mon corps ». Et de môme pour la femme. Voyez Martène, 1. c, p. 654 ; rapproché de la p. 046, où est citée la formule autrefois en us.iççe. dans le diocèse de Liège. Voir aussi Opet, o. c, p. 97 ss. : il prétend que l'usage de demander et de recevoir le consentement des époux a été repris par l'Eglise des anciennes coutumes Germaniques. 4° Bénédiction et imposition de l'anneau.

Après cela le prêtre procédait à la bénédiction de l'anneau nuptial ; après l'avoir béni, il le donnait au fiancé, qui de la main du prêtre Le passait à la main de l'épouse.

Primitivement l'anneau se passait à l'annulaire de la main gauche (l), pour signifier l'union des cœurs, d'après Yves de Chartres, Panormia, VI, ch. 8 : car, comme il le fait remarquer, «. dans ce doigt il y a une veine. à ce qu'on dit, qui va jusqu'au cœur (2) ». Mais d'après la plupart des Ordines cités par Martène, 1 anneau devait être mis au troisième doigl de la main droite, en le passant d'abord au pouce, pendant que le fiancé disait à la fiancée : « Au nom du Père », ensuite à l'index, en poursuivant : « et du Fils » et enfin au doigt du milieu, en ajoutant : « et du Saint-Esprit » ; ou bien le fiancé employait une autre formule, disant : « De cest anel te espouse, et de mon corps te honore, et de cest argent te doue. Au nom du Père, etc. s

5" Après quelques prières récitées sur les époux, ceux-ci étaient introduits dans l'église, tenant en mains des cierges allumés, et ils assistaient au sacrifice de la messe (*).

fi" Pendant la messe, avant le Pax Domini, ils étaient bénis solennellement, et pendant la bénédiction, ou même déjà avant, ils se prosternaient en prière, et on les couvrait d'un voile ou poêle que quatre hommes tenaient aux quatre coins C).

t. C'est ce que dit encore actuellement le Rit. Rom. : mais le Pastorale Brug. indiquait l'annulaire de la main droite.

'-'• Miflrne, CXLI, eut. 1245. Cf. Prieobsrg, bas Reeht, p. •.".'. en note. Une autre raison est indiquée dans le Pontificale du monastère de Lyre: « l'anneau doit être mis a l.i main gauche pour marquer la différence d'avec la dignité des évêques. qui doivent porter publiquement l'anneau à la main droite en signe de chasteté pleine et

entièi •

:j. C'était d'abord la messe commune des fidèles qu'ils entendaient; plus tard s'introduisit la coutume de célébrer pour eux une messe spéciale; on la rencontre déjà dan- le Sacramenta ire Gélasien. Voyez Friedberg, Dos Ueeht, p. 8 s.

i La velatio miptialis semble avoir été pratiquée «le deux manières. La première consistait 6 voiler la tête de la future, à la façon dont les fiancées prenaient le voile, en signe de iwleur. (S. Ambroise, De Abraham; 1. I, ch. 9, Migne, XIV, col. 454). L'autre consistait à étendre un poêle sur les deux époux : c'était le symbole du lit conjugal et comme sa couverture, ainsi que le montre lie- bien Kooler, o. c, P< ls Cet auteur fait remarquer que ce symbole, déjà en usage chez les Hébreux [Ruth, III. !» ; Ezéch., VI, 8), concordait parfaitement avec la bénédiction donnée aux époux et la prière qui appelait sur eux la fécondité, bénédiction et prière qui avaient lieu pendant le rite de la velatio: celte signification symbolique du lit conjugal trouvera sa confirmation plus loin, au n° 109, là ou nous exposerons 1- rite à sui pour légitimer un enfant né avant le mariage.

I.a première manière, à ce qu'il Bemble, est la |du- anrienne: on la pratiquait

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pour marquer ici leur chasteté virginale -l leui n

bole est souvent rappelé par les SS. P< S. J

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voilté . L'autre mat è d le | ado, y i plus

tard : ell surtout en usagt dans dos contrées, dorant fa rite

passa aussi dai - .1- la consécration des .iset

leur mai rituel avec le Christ; cetl -irituel repai

l'anneau qu'on leur met au doigt, et d leur place sur la M

atonies emprunté* - elles aussi aux rites «in m qu'on pi

la cérémonie du poêle dans la pi mort au monde < m trouve peut-êti

dans le rite autrefois prescrit par le Pastoral a lequel le prétn

l'étole en forme de croix but la tête des f ■ ;* i

1. Voyez plus haut, .m commencement du n* llf>. i T.'homm* ou la femme dit le ch. 3, X. l\ . 21, qui convolent en secondes - doivent ; - voir la (• diction du prétn : comme il- ont déjà été béni- tion ne doit pas ôtre réitéré* On omettait ci par désaveu dec ma

en d'autr» - pour tenir la continence te par révérence

pour la bénédiction elle-même déjà donnée : Is ajoute à re pr-

au mot itcran. qu'accorder la bénédiction eût semblé dû pas en» bi< a seulement d'm

aurait été lui faire injure . La bénédiction, comme il est dit da - I comme

il ressort du '.mon cité, fut d'abord refusée tant au veuf qu'a la veuve qui tractait une nouvelle alliance : dans la suite l'i de ne l'omettre

qu'aux secondes noces de la femme seulement : celle coutume par

la Glossa à l'endroit indiqué. Voir aussi IfAKTftm 1. I. p. 2", eh. IV art I,

2. Cet autour note que la coutume de ne pas couronner ceux qui sa remariaient fut abolie avec le temps, et qu'on port;: même dans

seulement, si l'un des contractants était» célibataire et l'autre veuf, le mier portait la courmne sur la tète, et l'autre sur l'épaule. Martènt rapporte à ce propos les paroles de Th< Studita, qui raille âpr :te pratique : Fina-

lement où posera-t-on la couronne à celui qui se marie pour la troisième foi»? Sur la main ou sur le genou, puisqu'on couronne sur l'épaule la veuve qui se remarie

aliesten Rômischen Sacramentarien, p. L30 s. (*j ; Chardon, <». c, p. 156 sa. et 165 se.

9° Il était aussi de mode anciennement, dans plusieurs endroits, que le curé conduisit lés mariés à la demeure conjugale. Arrivé là, il bénissait le pain el le vin et y goùlail le premier ; il bénissait aussi la chambre nuptiale, ainsi que les époux assis ou couchés sur le lu, comme le rapportent les Rituels cités par Martène, p. 035 et 037, et dans plusieurs autres endroits encore (2).

Après avoir goûte le premier au pain et au vin bénits, il les passait à l'époux, qui y goûtait à son tour et les passait ensuite à l'épousée, pendant que le prêtre lui adressait les paroles suivantes ou d'autres semblables : « Pienc, prenez et donne/ à votre épouse, et luy faisant bonne part et loyauté que voulez qu'elle vous fasse (3) ».

Note. H convienl de citer ici la teneur du rescrit de Nicolas l" en réponse aux consultations des Bulgares (866), au moins pour la partie qui décrit les rites des fiançailles et du mariage ; presque toutes les cérémonies ènumérées ci-dessus y sont mentionnées : « Après les fiançailles, qui sont un pacte de mariage futur, passé du consentement des contractants et deceux <pù ont pouvoir sur eux, après que le fiancé a donné des arrhes à ta future, se fiançant à elle en lui passant ianneau au doigt de la foi, après qu'il lui a donné aussi la dot convenue avec l'écrit qui en contient la stipulation, et cela en présence des invités de part et d'autre, alors, soit bienlot, soii au temps opportun... ils sont conduits tous deux aux noces.

El d'abord ils sont amenés à l'église du Seigneur, avec les offrandes qu'Us doivent faire à Dieu par les mains du prêtre, et ainsi ils reçoivent finalement la bénédiction et le voile céleste... Cependant celui qui convole en secondes noces ne reçoit pus ce voile. Après cela, ils quittent l'église portant sur Ut tète des couronnes, qui sont toujours conservées dans I enlise même d'après l'usage ». /7

2° Si l'on considère, ne l'ùt-ee qu'un instant, les anciennes cérémonies Analogie avec

religieuses décrites plus haut, on aperçoit à l'évidence l'analogie qu'elles les cérémonies . , ... . . . . „ ,ii autrefois en

offrent avec les anciens rites matrimoniaux des Romains, surtout dans la usa,,e a Ronu célébration des mariages par confarréation. Ces rites païens ont été pres-

1. 11 fait remarquer, d'après S. « hrysostome, que la couronne était comme le symbole de la victoire remportée sur la chair, c «vell sic (les fiancés vierges) von der bôsen Lus! nichi ûberwunden zum Brautgemache schritten

[te bénédiction de la chambre et du lit, et des fiancés eux-mêmes, bénédiction qui, à partir du M siècle, fut en usage dans uos contrées, se rattache probablement à l'ancienne copulatheoria, comme nous l'avons noté au n° UO"; elle était également donnée contre les maléfices, que l'on croyait alors très fréquents, ainsi que nous avons dit plus haut déjà, au nu 136, en note. A ce sujet, voyez Martène I ;v\/. o. c, II, p, 178 ss.

:; Cf. Martène, o. c, p. 630, rapproché de p. 635, 636 et 642; voir aussi De Molèon, o. c, p. 621. Ceci se faisait à l'entrée dans la maison, pour symboliser l'union et l'intimité de vie qui allaient être le partage des nouveaux époux; mais en plusieurs endroits, une cérémonie analogue avait lieu en outiv dans l'église, vers la fin de la messe. Il n'est pas improbable que cette dernière distribution de' pain el de vin bénits ail été par manière d'eulogie, une participation au sacrifice de la messe, e.-à-d., un vestige de la communion eucharistique, telle que jadis elle parall avoir m en usage. Cf. Martène, o. c, p. 610 el Chardon, o. c, p. 6G1 s. Cette explication, que confirme le texte de plusieurs rituels, où il est dit que le prêtre ,,,,m"' l'hosl rée, nous semble préférable a celle de Du Molkon, i c, et de

BocgniixoT, o. c. p. 124 , ,,,,, voienl dans le rit< en question un vestige des agapes.

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tiale, semble bien, elle aussi déi mains, cérémonie qui <>« cupait une antique. Enfin, pour ce qui concerne (i > goûter lors «i«- la deduclio m domm

pas lui encore une adaptation cl milaire en vog

1<'- Romains à i oc< '~i<>n du mên

une transposition de I é j - * ■ i • — d - riag**.s par cooi

réation, pendant la célébration desq • - se partage

d.- farine en Bigne d'union «-i <lr vie communi dire que cette cérémonie a été empr

l. i il est intéressant d< tel nuptial «1-

a*esl autr< chose que le rituel <l - - R ins le sacrifie*, ou j

i.i substitution de la m< idolâtrique » Doanma o •

Ibidem, p. 108, rapprochée de Sehuno, Dm I • '• r*'*hridung, \>

plus haut, ;ih n

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