‹ Les fiançailles et le mariage;Chapitre 154 sur 500 · l! XIX · texte numérisé non relu

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quiconque quittera sa mère ou sa femme pour suivre le Christ. Mais ici il vise la faute de l'épouse, et ne recense que le péché de la chair, parce qu'il est le seul qui, de sa nature, soil une cause de séparation perpétuelle, et une cause propre (') et intrinsèque (-) au mariage. On pourrait môme répondre qu'il n'est guère certain que S. Matth. ail en vue, à l'endroit cité, la séparation de corps; voir au n. l'.'ï».

D'ailleurs, les Protestants eux-mêmes n'agissent pas différemment. L) 'abord leurs règles canoniques permettent a la simple séparation de corps, conformément à la règle déjà lixée par Luther, mais rapportée dans la suite, qui défend le remariage du coupable du vivant de la partie innocente (*) : b plusieurs causes de divorce sans compter l'adultère, en particulier la désertion malicieuse du toi! conjugal par l'un des conjoints, par extension du Casus Apostoli aux mariages des chrétiens eux-mêmes ('): G plusieurs autres motifs de divorce ("').

B. Causes qui autorisent la séparation.

1° L'adultère. Détermination

de ces causes :

a/ L'adultère est une cause de séparation. C'est ce qu'ensei- a( l'adultère, gne le chap. 4 et 5, \. IV. 19. Le droit nat rel lui aussi est favorable à cette thèse, puisque l'adultère va directement à rencontre de la fidélité conjugale. Il s'agit ici de rapports adultérins aptes de leur nature à la génération : et il faut mettre sur la même ligne les péché- consommés de sodomie (avec une tierce personne) et de bestialité. Les trois cas, en effet, violent d'une façon équivalente la fidélité conjugale, puisque dans chacun d'eux, il y a coït complet avec une tierce personne. Autre chose seraient les rapports sodomitiques entre époux, même accompagnés de violence.

1. Les autres causes de séparation peuvent se rencontrer dans tes Communautés sociétés n'importe lesquelles; ainsi le danger de perversion oblige à rompre avec

n'importe quelle société.

2. « En effet elle (la fornication) contrecarre directement et détruit de fond en comble un des biens du mariage lui-même, c. -à-dire la fidélité conjugale: c'est pourquoi le conjoint innocent a le droit de renvoyer l'adultère, d'après l'adage: il ne faut pas garder sa foi vis-à-vis de celui qui manque à la sienne. Les autres eau

• paration, au contraire, sont extrinsèques au mariage. » Pf.iskom:. 1. c.

3. Cf. lloEDFMin k, o c, p. 115-127, rapproebe de ce que nous dirons plus loin, au n" 202. Le même auteur, à la page 71 .-.. fait remarquer que certains canons protestants semblent mémo conseiller au conjoint innocent de m- contenter de la séparation de coips, sans se remarier

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