‹ Les fiançailles et le mariage;Chapitre 159 sur 500 · iultère de l'épouse suffit pour que le mari pu · texte numérisé non relu

iultère de l'épouse suffit pour que le mari pu

par contre, pour que l'adultère du mari ait le même eflet relatiTemcnt à . il faut que l'époux ait introduit sa conrubine dans la demeure conjugale. Toutefois nous verrons que même -ans cela l'adultère du mari peut être un- caus- rce,

el partant de séparation, à raison de l'inj qu'il coi

Article 4. L'amour et l'assistance mutuels.

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Comme nous l'avons vu, le lien conjugal comporte pour les époux, en Plusieurs convertu de la fin essentielle du mariage, le droit et l'obligation au devoir con- J^)07]^ jugal à l'éducation des enfants et à la communauté d'habitation et de if>oux à r amour

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Or ces liens et ces relations intimes et exclusifs, cette cohabitation perpétuelle de jour et de nuit, ces efforts communs et convergents en vue de la bonne éducation des enfants, tout cela ne se conçoit pas, tout cela ne peut être stable, comme d'ailleurs l'expérience le prouve, sans l'union complète des âmes, sans l'amour persévérant, sans que les conjoints se prétenl une assistance mutuelle dans les mille nécessités quotidiennes de la vie domestique.

La voix de la nature elle-même, d'ailleurs, pousse l'homme et la femme à s'aimer, et dès lors à s'enlr'aider mutuellement.

Cet amour, les relations sexuelles, qui fondent les époux en une seule chair, viennent encore l'exciter et le nourrir; et les enfants, fruit et gage de tendresse, le cimentent et l'affermissent.

S. Paul, dans sa lettre aux Ephésiens, V, 23 recommande en ces termes l'amour conjugal, se basant sur l'union des corps : « les maris, dit-il, (et la même chose est vraie pour les femmes), doivent aimer leurs épouses comme leur propre corps : qui aime son épouse, s'aime soi-même. Il n'y a personne qui déteste son propre corps ; au contraire, chacun le nourrit et le soigne ».

Enfin, saint François de Sales, o. c, P. III, ch. 38, parle éloquemment de un amour l'amour chrétien, de l'amour sanctifié et surnaturalisé : « O mariés, ce n'est satnt£rSe"* rien de dire : aymes vous l'un l'autre de l'amour naturel, car les pairs de tourterelles font bien cela ; ni de dire, aymes vous d'un amour humain, car les payens ont bien pratiqué cet amour la ; mais je vous dis, après le grand A.postre : Maris, aymes vos femmes comme Jésus Christ ayme son Eglise ; o femmes, aymes vos maris comme l'Eglise aime son Sauveur. Ce fut Dieu qui amena Eve a noslre premier père Adam et la luy donna a femme ; c'est aussi Dieu, mes amis, qui de sa main invisible a fait le nœud du sacré lien de voslre mariage, et qui vous a donné les uns aux autres ; pourquoy ne vous chérisses vous d'un amour tout saint, tout sacré, tout divin ? » (*).

< et amour est du reste parfaitement compatible avec la préséance du mari. Certes le mari est le chef de la famille et il a autorité sur sa femme ;

1. Rapportons ici les paroles de J. L. Vivis, De officio mariti, Bruges, 1529 * « L'amour terrestre est aveugle, abject, obscène; il a peur objet des actes vils, et De lève jamais les yeux vers les biens plus nobles. L'amour céleste au contraire est clairvoyant, passionné pour la vertu et la sublime beauté des actes et des biens semblables aux choses célestes. Les maris qui aiment leurs femmes pour leur beauté ou leur argent sont dominés et aveuglés par l'amour terrestre, et leur amour n'a ni Logique ai mesure : par contre les vrais maris qui aiment l'âme et la vertu de leurs épousas, ceux-là ont un amour judicieux, un amour d'une force et d'une nature comme célestes, un amour prudent, un amour pur et saint qui ne les pousse ni ne les précipite à l'aveugle, à l'instar de l'amour terrestre, mais les conduit doucement, sagement, par la persuasion, là où ils doivent être. Le mari qui possède celte sagesse aime son épouse, et l'aime dans toute la force du tenue, mais comme un père aime son Gis, comme la tête aime le corps, comme l'âme aime la ch.ur, comme le Christ aime l'Eglise ».

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