‹ Les fiançailles et le mariage;Chapitre 182 sur 500 · Dans ce dernier cas, la prohibition portée constitue r · texte numérisé non relu

Dans ce dernier cas, la prohibition portée constitue r

de l'Eglise, empéchemenl simplement prohibit I - nature: cf. Ba^ibey. o n" 40r> Si la partie qui tombe sous la défense veut se marier, ou é| s :ie jeune fille, il faut quelle obtienne au préalable la permission d<> 1 a S i u la

Venia, comme on dit. laquelle n'es lée qu'après un nouvel examen corp°rel p*

le rapport satisfaisant des experts.

6. r.'tte célèbre controverse eut une influence no' - l'évolution du droit ma-

PROPRIÉTÉS Dl i li\ CONJUGAI 263

ci-dessus, au n* 60. Les Docteurs de Bologne enseignaient que le mariage non consomjmé, n'étant qu'un mariage emmanché ou initial, n'est pas encore un sacrement et par conséquent qu'il est dissolublc pour (1rs causes variées (l) ; ils prétendaient que seule la copula lui donne finalement le caractère sacramentel et l'indissolubilité.

Les Docteurs Parisiens, au contraire, attribuaient la dignité de sacre ment au mariage même non consommé, contracté par le seul consentement mutuel, et ils revendiquaient pour lui l'indissolubilité absolue (a).

Alexandre III, à l'époque où il n'était encore que Maître Roland, avait adhéré, avec toute l'école de Bologne, à la Copulatheoria, surtout dans sa Somme (3). Mais une fois élevé au trône Pontifical, il devint partisan d'une théorie mitoyenne, reconnaissant d'une part au mariage non consommé la qualité de vrai mariage et de sacrement, et d autre part lui déniant I indissolubilité absolue, prônée par l'Ecole de Paris. D'un côtédonc, contre l'Ecole de Bologne, il décréta, au chap. 3, X, IV, '«. que i<mariage non consomme ne se voit pas dissous par un autre mariage sub séquent consomme (4), et il imposa cette solution « bien que, reconnaît-il* il y en ait qui soient d'une opinion différente, et que même plusieurs de nos prédécesseurs en aient jugé parfois autrement ». De plus, il admit clairement la distinction faite par Pierre Lombard entre les fiançailles de pr&senti et les fiançailles de fuluro, c'est-à-dire entre le mariage et les fiançailles proprement dites (5). Mais d'un autre côté, contre l'Ecole Parisienne, il statua que le mariage non consommé est dissoluble. notamment pour cause de vœu (6), et d'affinité survenant après coup ri du moins quand celle-ci est publique ; dans ces deux cas il permit de rompre el de contracter une autre alliance, si le premier mariage n'avait pas été consommé, luilin, il déclara explicitement que l'indissolubilité dont parle le Ghrisl dans l'Evangile, ne concerne que le seul mariage consommé (8).

[Votons ici que le Souverain Pontife Alexandre, en établissant cette discipline, montre par le fait même qu'il considère le mariage non consomme. au point de vue de la dissolution, comme tributaire du pouroir et de lu juridiction de l'Eglise, qu'il reconnaît à celle-ci le pouvoir d'intervenir discLplinairemenl dans les causes de dissolution, et de juger de I opportunité qu'il y a à les restreindre ou à les étendre.

trimonial. A ce sujet, voyez, outre ce que nous avons déjà dit plus haut. Fahkvem, o <■■■ v 123-146 el 169-193; Esmejn, o. c., I, p. 95-130 ; Sehlino, Die Wirkungen, p. 33-50

1. Ces oauses, d'après Gratien, étaient entre autres: le vœu, la fornication, el sur tout un autre mariage subséquent consommé.

2. IN faisaienl une distinction entre les fiançailles de futuro, comme ils disaient, et les fiançailles de prxsenli (ou contrat matrimonial actuel) : et c'était aux premières seulement qu'ils appliquaient les différentes causes de dissolution, qu.les Docteurs dé Bologne, n'ayant pas cette distinction, admettaient pour le mariage i-aluiii non consommé. Voir plus haut, au n° 60.

\iiisi. pour le mariage non consommé, il admettait, entre autres causes de dissolution, le vœu, l'affinité subséquente, la démenc<\ mais non pa.-. comme Gratien, un autre mariage subséquent consommé. Voir Fahrner, o. c, p. 171. 185 -

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