Homcli-i in Matth., voir au n
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de S. Cyrille d'Alexandrie 0), de Théodore (2), du Pseudo-Âmbroise (3) ; et certains auteurs catholiques semblent parfois faire la partie trop belle aux adversaires. Mais encore une fois, dans toute cette série de témoignages, c'est à peine si on en trouve quelques-uns qui soient clairement et sans conteste favorables à la dissolubilité (4), tandis qu'ils sont légion, les
1. Fragment du Commentariua in Malth., au ch. V, 31 et De Adoratione el cuit h in spiritu et veritale, 1. VIII, dans Migne, respectivement au tome LXXII, col. 380 et LXV1II, col. 584.
2. Grseearum affectionum curatio, Senno IX, Migne, LXXXIII, col. 1053.
3. Comment, in I Cor., VII, Migne, XVIII, col. 218. Voir Babdenhewer, o. c, p. :<7S el 384, qui fait observer que l'ouvrage appartient à un auteur de nom incertain, qui doit avoir écrit à Rome probablement, entre l'année 370 el :i7â : d'autres cependant rangent plutôt l'écrivain dans l'école d'Antiochc ; voir Orr, o. c, p.
4. Pour les témoignages û'Hcrmas, de Lactance, de S. Astère et de S. Hilaire, nous renvoyons aux textes cités ■ leur lecture attentive montrera combien il est juste de proclamer leur conformité avec la doctrine commune. Freisen, o. c, p. 770, ré vogue en doute tiop Lestement l'opinion d'Hermas, dont Getfcken lui-même dit, o. c, p. 19: « klarer als Hermass es hier thut, kann man sich wohl kaum ausdrûcken ». <>n pourrait cependant objecter qu'Hermas semble dire que les remariages ne sont défendus aux époux séparés, que pour donner au coupable le loisir de revenir à résipiscence. Il esl aussi des auteurs, comme Esmi in, 1. c, qui s'attaquent aux paroles de S. Hilaire ; rappelons-leur l'avertissement des Maurini à propos du passage en question : « Ceux qui veulent déduire de ce passage que S. Hilaire i ermel oon seulement de renvoyer une épouse coupable d'adultère, mais même d'en prendre une autre, lui font dire autre chose que ce qu'il dit et pense, car il ne dispense le mari que de la société de son épouse adultère ».
Touchant l'opinion de Tertullien, beaucoup l'estiment contraire à la loi de lin
dissolubilité, lu moins douteuse. Ainsi Es.mein, o. c, II, p. 49; Quinquet de .\l<>\
eiit. o. c... p. 12; Dumas, o. c, p. 23; Dessaules, o. c, p. 202; Pothier, o. c, n° 189 Ti n\n i., Hist. de la Théologie positive, Paris, I, p. 157 s. et 349 comme aussi Orr, o. c, p. 22-29 (Voir aussi Vandervelde, Annales parlement. Belges, 1904-19051, p. 108). A vrai dire, les paroles de Tertullien sont assez obscures ; pourtant, à bien les examiner, elles plaident de fait en faveur de la doctrine stricte. Le passage qui nos intéresse s'applique à montrer qu'il n'y a pas de contradiction entre la doctrine du Christ et celle de Moïse, relativement à la répudiation et au divorce. Tertullien déclare que d'une part Moïse n'a pas accordé le divorce d'une façon absolue et illimitée, et que d'autre pari le Christ ne l'a pas défendu absolument non plus: Notre- Seigneur, dit-il. «a défendu maintenant le divorce conditiomiellement, à savoir à ceux qui renverraient leur épouse dans le but d'en prendre une autre ». En d'autres mots, le Chris! a permis le divorce et la séparation a la condition que les époux restent Bans -'• remarier; el Tertullien peul donc conclure: «S'il (le Seigneur .i défendu conditionnellemenl de renvoyer l'épouse, il ne l'a pas défendu entièrement; et ce qu'il n'a pas défendu entièrement, il l'a permis là où la raison pour laquelle la défense a été portée n'existe pas », c'est-à-dire il a permis le divorce pour autant qu'il n'est pas projeté dans un but de remariage. Ensuite Tertullien insiste sur la restriction apposée à la permission du divorce, c'est-à-dire sur l'absence de remariage : « Celui qui aura renvoyé son épouse, dit-il (le Christ), et en aura pris une autre, commet l'adultère, et celui qui aura épousé une femme renvoyée par son mari est également adultère, bien entendu une femme renvoyée par son mari contre le droit, je veus dire dans l'intention d'en prendre une autre ».
Du reste il serait étonnant que Tertullien, le rigoriste par excellence, se fut monlré ici coupable de laxisme, d'autant plus qu'au temps où il écrivait son Adversus \l<u cionem (207-208), il penchait déjà vers le Montani&me. De plus, dans son livre De patientia. écrit un peu avant cette époque (200-206), il patronne clairement la loi de I indissolubilité.
D'autre part, il faut reconnaître que plusieurs Pères et écrivains ecclésiastiques orientaux, notamment S. Basile. S. Epiphane, Théodorct, Cyrille d'Alexandrie S Lj tère et VAmbrosiaster (si tant est qu'il faut ranger ce dernier parmi les Orientaux), vu les coutumes de leur temps, qui étaient surtout indulgentes pour le- maris donl l'épouse commettait l'adultère, inculquent beaucoup moins le principe de l'indu lubilité stricte, et même lui semblent parfois opposés Nous doutons cependant qu'il y en ait un seul, à part l'Ambrosiaster, qui déclare clairement el comme un point