‹ Les fiançailles et le mariage;Chapitre 339 sur 500 · III. I M;m| i i \ VIGUEUB · texte numérisé non relu

III. I M;m| i i \ VIGUEUB

// y a empêchement dirimant, de pat U droit )ue,

entre les parents en ligne directe n'importe à quel ligne collatérale, jusqu'au l" </<■< enf, ttaprès la ma-

nière i anonique de les compta : de plus, le mariage est nul m en droit naturel, au /'" degré en I probablement

dans fouir la liane dira te, ainsi qu'au tm <l il de l

transuei sale ou collatéral

Explication.

A. Dispositions du Droit Canonique.

En droit eede- i° En ligne collatérale, le mari; invalide, dans l*Eg -

siastiçu€t la . . .

consanguinité LaUnc (-). jusqu au i1 degré inclusivement, depuis réduction

dirime le ma-

:< au 1. Voyei le n 381 D Heurs ttfîa - .storaU Brugense,

4e degré et/ .y (.(j (| ]V, ,,,-,],,,, s ,.nj aux a g s cas difficiles d'en-

iigne (.ouate- VOyor à rOfficial, pour l.i demande de -anguinité et d'affinit-

raie. arbre généalogique complet, en exprimant les nous et prenons de tons

dants, de craint? que les futurs époux no soient liés. - r. par l'empêchement de parenté multiple

2. L'Eglise . qui suit, comme nous l'avons dit, l'ancien calcul du Droit

L EMPÊCHEMENT DE CONSANGUINITE

opérée par Innocent 111, au IVe Concile de Latran (1215) can. 8, X, IV, li. « L'interdiction du mariage ne dépassera i>lus désormais le (juatrième degré de consanguinité et d'affinité, étant donné que cette défense ne peut généralement plus être observée dans les degrés plus éloignés, sans de graves inconvénients » (l).

Il faut entendre cette fixation de telle sorte «pu* l'empêchement, en ligne collatérale inégale, cesse aussitôt qu'on dépasse le ie degré d'un côté ou de l'autre (-) : de là L'adage bien connu : gradus remolior trahit ad se proximiorem : le degré le plus éloigné entraîne le plus proche.

Notez que l'empêchemenl de consanguinité existe de la même et à tous /es demanière et dans les mêmes limites pour la parenté illégitime que *r Sj^C(e pour la parenté légitime (3).

2° En ligne Eireçie, le mariage est mil à tous les degrés, comme l'enseigne clairement Nicolas ÏM dans sa lettre aux Bulgai (l'an 866) : « Entre le- personnes qui sonl dans les relations de parents à enfants, il n'y a pas de mariage possible, comme entre père et fille, aïeul et petite-fille, mère e1 fils, aïeule et petit-fils, et ainsi jusqu'à l'infini ». On ne peut objecter ici qu'Innocent IV, 1. c, a restreint cette interdiction au \e degré : la réduction qu'il a introduite ne concerne que la ligne collatérale, comme on peut le déduire très clairement du motif même qu'il allègue, à savoir des difficultés pratiques a éviter. Ces inconvénients ne se présentent pas en ligne directe, dans laquelle d'ailleurs on ne se marie guère.

3° Les raisons de la lui ecclésiastique sont nombreuses. En pour plusieurs effet, l'institution de cet empêchement esl réclamée : a/ par le

Romain, lui a repris aussi el a conservé l'extension de l'empêchement jusqu'au 7# degré, en rigueur jadis dans toute l'Eglise, Occidentale aussi bien qu'Orientale; toutefois, flic in' considère pas partoul ce dernier degré comme un empêchement dirimant. Voyez Zhishmann, o. c, p. 229 ss. : et ce que nous dirons au a" 301.

1. Innocent T1I allègue une bizarre raison de convenance en faveur du quatrième degré: «. Le nombre quatre, dit-il, convient bien à l'interdiction de l'union ."rporelle — puisqu'il y a quatre sortes d'humeurs dans !<■ corps, lesquelles se composent à leur tour «le- quatre éléments

?. Voici ce que dit Grégoire IV ch, 9, X, IV. 14 : « L'homme distant d<- qua degrés de la souche et la femme distante d'autre pari de cinq degrés, peuvenl licitement contracter mariage, d'après la règle approuvée : quoto gradu remolior differl a stipite, ri <i quolibet per aliam lineam deeeetldentium in eodem (il faut s'en tenir au degré le plu- éloigné de la souche, quel <\w soi! le degré de l'autre ligne vis a \idu même Ironc) Voyez là-dessus Esmejn, i < . i. p 352 - < e principe, au dire de Zhishman, o. c, p. 241, ne s'applique pas à l'Eglise d'Orient.

3. Quant aux changements qui pourraient être apportés bous peu à cette règle, voj e/ plus loin, u' 301 . \ nne te il

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i i.i I- i-.ii i.i ir membres -i u

famille .1. ouvi ni

doil I- m interdire l< mai iage de i" ui que » il f trop d de reiatio

ne s'amollissent pai la luxur inenter le nombre des ami <!<■ l'amour, puisque, d'api è Ni islott aime déjà naturellemenl -.1 pai ries rappoi t- sexuels, l'ai deur de « 1 lui 1 1 «■• • •I il \ aurait là une trop violent enfin e par le danger que lea enfai 1 onsanguins, ne naissent avec di

1 1 'esl la prerau

me doil naturellement un

autres consanguins, «pu lirenl l«-n'

(«vident.... que le.« rapport.* rharnHs -urtuul .

!•"-' respect, qui fait d'ailleurs <pi'- 1 lionini'

\ \ 1 1 1 . G-lfi \l.ni. -.m- parlai de i pect <lu. en contractant m union détruirai! la subordination i

- -I plus è\ idenl i i le die.

puisque l'homme esl le che( d< la fen i

2 Und

S l bornas, i

homme i . i . od pour é| se un

lui dei ienm ni unis d'une am

\'-\ ■ / b ch unique, » . XXXV, qu 1

l Ibtd.

.">. Il faul avouer que ce da - an-

ciens auteurs. Ceux ci alléguaient le péril en qui si sujet des ma

illicites pour un tout antre motif «i"'' celui «i .m.. n~ cité plus haut, an d 134, - seillanl I

manche, sous prétexte qu s issus de là naissaient d

ou lépreux

D'autre p.ul. "ii ne peul nier que les mariages

i favorables à la sélection huma peul le d malogie

avec les animaux. Il faut admettn ssi s défauts

ôtre .i l'état latenl chez les membres d'nne même familh

^gravant, chex les enfants <i"' naîtront des mariages entr ment l«v- médecins déconseillent ces s, s rtoul enti

tablent sur les statistiques médicales, qu'il faut • -•[••■n d rudence.

Vinsi, on trouve dans Tèphatt, o. o. p. 11, le - i D' nnudin. d'après

lequel la proportion des sourds Is de naiss

guinité des parents. Si IN r 1 U dai - - ird-

muel dans \u\ m rdinaire, - -

entre cousins germains, 37 dans les - - ■ - - le- ma-

riages entre neveux el tantes i - pins grand

dans la statistique dk - médecins d'Amérique r l'évêqu* la néu-

nion Prosynodale de 1908 - Prélats lève

énergiqnemenl contre les mariages enti - - - s'efforce d'en détourne1

fidèles en leur en rappelant les cons - stes - est ce qui frappe

le plus les esprits \ cette Mal - I8,S es enfants -<nt malades ou dif-

formes, >'il s'acit d< mariages .Mitre parents d 65,2 s'il s'agît d ma-

L EMPECHEMENT DE CONSANOI IMT1.

B. Dispositions du Droit naturel.

1° Pour ce qui est de la ligne directe : on ne niera pas que le droit naturel ne dirime le mariage au 1er degré, c'est-à-dire, entre parents et enfants. Certes, les raisons que nous venons d'alléguer s'appliquent ici surtout, et spécialement les deux premières : si pareille union était tolérée, le mariage lui-même et son usage constitueraient une grave atteinte à la loi de respect et de subordination que les enfants doivent à leurs parents: en outre, la cohabitation nécesaire des uns avec les autres deviendrait extrêmement périlleuse : or, une simple défense sans une sanction de nullité serait ici inefficace.

Au delà du premier degré, la question est discutée; il est probable cependant que la loi naturelle annule le mariage éventuel à tous les degrés en ligne directe indistinctement (1).

2° Si nous passons à la ligne collatérale : le droit naturel ne dirime certainement pas le mariage au 2e degré, ainsi que l'enseigne Innocent III, ch. 8, X, IV, 19; ce Pontife déclare valides les unions des infidèles au 2'3 degré (2) ; mais au premier degré, il est plus probable que l'empêchement do droit naturel existe, c'està-dire entre frère et sœur (3).

Corollaire I. Les infidèles ne sont pas liés par l'empêchement de consanguinité en ligne collatérale, au delà du premier degré, sinon indirectement, d'après les principes exposés plus haut, au n° 222; mais ils sonl liés directement par l'empèchemenl en ligne directe, certainement au 1er degré, et. même probablement à tous

2ÇÇ.

Endroit naturel, elle dirime le mariage probablement à tous les degrés en ligne directe,

et probablement au Ier degré en ligne

collatérale.

joo.

Comment les

infidèles sont

liés par cet em •

pêchement ;

utre cousins germains; 81,1 ,. s'il >';iL!il de mariages entre oncle ei nièce, ou entre neveu el tante; 96%, si la parenté était double ».

Voyez aussi Die Ehe, 8' \ml . 1905, i>. 7:*: D' Lefehvre, ftev. des questions tifiques, 1877, ainsi que la Lettre du Cardinal [.ro-dataire, 19 juin 1895, dans les Collât. Brug., t I, p. 30 s. Theub, Verspreide Opstellen, p. 101 s., es! d'un avis contraire el prétend que « les mariages entre parent- parfaitement sains n'entraînent aucun Inconvénient ■: de mémo le Dr Otlo Zaeharias. dans sa préface au livre d< Darwin: Die Ehe zwischen Gescfiwisterkindern und ihre Folgen (traduit par le hr Van de Velde), Leipzig. 1876.

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