Westermarck, o. c, p
3. D'aucuns invoquent aussi comme argument la coutume burlesque appelée : couvade, qui consistait en ceci : pendant que la femme accouchait, le mari simulait les douleurs de l'enfantement, et après la délivrance il Continuait de singer l'état d'une femme accouchée. Voyez Peytel, o. c . p. 21 suiv. : Yiollet, o. c, p. 384 suiv. : Giraud Tr.n r.\, o. c., p. 138 ss.
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• Le mariage par achat.
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< Mi -.ni pai exemple que chei let Romaine le m mu- des formes en vigueu que chez les //■ I
luiv. consentil à Bervir pendani sepl ans son
i; - bel comme épouse : que d me la plupart d I manique
on rencontre dea expressions comme: le prix matrimonial (w
la), le prii d'achat, acheter une femme, et ami fiancé payail un prix déterminé aux parents de la jeune fille ou -il épousail une veuve, ;<u\ membres de la famille •
II Bemble qu'on ne puisse nier que le m ail réellement existé jadis dans i ertaincs - ontrées \l lis de I thèse évolutionniste, qui veul y voir une 61 el universelle, il y ,i loin. N'exagérons d'ailleurs pas non plus et locutions susmentionnées Pour qu - les -lénifient l'achat proprement dit <le la femme -- i d«* place au consentemenl mutuel.
I h-, cel i n'esl prouvé. En efle
1° l*on ne >nit au juste ai le prix soldé ou la cérémonie '1 ichal coi pondait à l'acquisition de la fiancée eDe-même ceAe <\n mun-
l. D'après les évolution istes, voici comment le mariai il -t
d'achat aurait prU ta p 1 r» «^ »^ de la promiscuité primith - voulant
avoir une ft imm< - uls, auraient acheté ou enlevé qui une voyageuse, qui une
étrangère, el auraient «le! femmes dn clan qui appartenaient à tout h- monde.
Voyez dans Lerot, Le» Pygméet, p. 226, ta . 1 • ■ ~ >' r i p t i on d'un mari voie
de rapt simulé.
3. Le droit Romain comprenait deux formes principales de mariage : le mariage in manu, seul en u<;iU'' d'abord, et le mariage sine manu. Le premier (Manusehe) faisait passer l'épouse dans la ramflle et au pouvoir du mari 'ou de son père) : on pouvait le contracter de trois façons différentes, entre autres par achat, comnv disait 'per coemptionem) ', pour cela on avait recours devant l'arbitre (ou pesé' : une cérémonie symbolique d'achat et de vente.
4. Voyea Wsstkrmarcx, o. c, p .378 ' I.efebvre. o. c, p. 356 suiv. : Sehling, Die L'nterscheidung, p. 1 suiv. ; VlOLXJET, Histoire .... p. 402 suir.
NATURE Dl GONTRAT MATRIMONIAL 09
dium (*) qui, flapies le droit Romain et Germanique, passait des parents de la jeune lille à son mari. Même la seconde supposition semble bien être la vraie, au moins che/ les Romains. Là le mariage dit par achat se contractait en fait par le simple consentement mutuel des (iancés, et la cérémonie d'achat ne concernai! que la transmission du droit de -eigneurie, transmission opérée par le père de la jeune Bile entre les mains du mari OU de celui dont il dépendaii (-).
2° Il ne faut pas se hâter de prendre a la lettre les fermes : prix nup tial, achat, et autres semblables. Il semble plutôt que ces expressions doivent se comprendre dans le sens d'une gratification accordée par le mari en reconnaissance du consentement de< parents : parce qu'ils lui avaient accorde la main de leur lille qui «Hait leur bien, parce qu'ils avaient bien voulu l'admettre dans le cercle de leur propre famille. Toul au plus pourra ii-on y voir une compensation destinée à contrebalancer la perte que le départ de la jeune fille allait occasionner aux parents. Il est facile de comprendre comment l'on donna au prix soldé à cette occasion le nom de prix nuptial et de prix d'achat, d'autant plus (pie sa fixation était de nature à donner lieu a des débats et à des pourparlers (a).
Il faut comprendre dans le même sens, semble-t-il, la locution en vogue chez les Francs : fiançailles par le sou et par le denier, où l'on voit apparaître le vestige de la réduction à « un sou et denier » de la gratification en question (4). Même remarque pour l'ancienne coutume Franque : le reipus (•"•), à laquelle nous avons fait allusion déjà. Celui qui épousait une veuve avait à payer solennellement in mallo (n) à la famille du premier mari, la somme de trois SOUS el un denier.
1. Dans le droit germanique, les femmes non mariées, même majeures, étaient placées sous la tutelle du clief de la famille ; à leur mariage, celte autorité lutélaire passait entre les mains du mari. Ce droit de tutelle, ou pouvoir seigneurial, B'appelait mundium ; celui qui en était investi s'appelait mundualdus. Quant à l'origine étymologique du mol mundium, voyez. Roche, o. c, p. 10.
2. Stocouaiu, o. c, p. 50 suiv., Frieoberg, Das Bechl '1er Ehesehl., p. 17 montre aussi, pour le droit germanique, que c'était bien le pouvoir seigneurial et non la fiancée, qui était matière à achat.
'.'<. Je conçois bien que le pretium nuptiale, au lieu d'être un simple présent purement gracieux el volontaire, ail pu •'•Ire débattu d'ordinaire entre les familles comme une condition <\r mariage, et qu'il ait été tarifé même en certaines coutumes germaniques, à défaut d'une convention formelle. Est-ce que l'on n'a pas vu de tout temps (souvent même encore de nos jours), des pourparlers divers d'intérêt, d'où peut dépendre la conclusion du mariage et qui viennent s'adjoindre ou se heurter au sentiment qu'éprouvent les fiancés? Kst-ee que les Romains n'ont pas débattu sur la dot, et plus lard aussi bien sur la donatio ante nuptias? Qui a jamais parlé, au point de vue du droit, des mariages par achats et ventes, même au sujet de- (eux qu'on voit le plus fortement teintés d'intérêt ou gâtés par l'argent? » Lefebvhe, • •., p. :t7'.'. Le même auteur, à la page 376, rapporte un texte tiré des anciens Eddas, où l'on parle de don el i\'<iriu,t tout ensemble.
t. Voyez Lefebvhe, i». c. p. 384 suiv. Plas tard, à l'exemple des Francs, le prix nuptial devient plus réduit dans la plupart des peuplades Germaniques ; il se mua en dot dont l'époux gratifiait sa femme, et se vit accompagné d'un petit présent appelé morgengab, don du mari à*Tépouse aprè> la première nuit des noces, en compensation de sa virginité perdue. Voyez LEFEnvnE, o. c, p. U7-428 Stocquart, o. c, p. 51 suiv.
5. Cabon, n. c., p. 11*2 Buiv. Sohu, Das Eeeht der Ekeschliessung, p. 63 suiv. considère au contraire le reipus comme une amende frappant les remariages défendus des rein
fi. Le itallum, d'après Fmedsero, Dos Ttccht, p 21, était la Gerichtstâtte ; l'endroit où on avait coutume de célébrer les mariage- ; ce qui fit donner aux époux le nom de Gemahl. D'autres auteurs, Solim entre autre.-, rejetb ni cette Interprétation.
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\ mi bien que cetl ré ni'- n
veulent lui pis ,;, Voici dont notre conclusion: \>~ il«.iiii««- <!«■ la thèse chrétienne Rur I origine du i en a été \ raimenl la forme primil
-. -i il aucunes - en «•« artonl en< 01 e, il n non, mais plutôt de déformation
ARTU i E 2. Fin du mariage.
Lapn La fin « |ii«* i rsuil le mariage lui-même, i esl-à-dir< celle
que lui assignent la nature el le Créateur, n'est autre que la pro
la fin du ma- pagation de l'espèce humaine: en d'autres lennes la génération el l'éducation des enfants. La notion même du mariag contient déjà l'énoncé de cette lin. I •• mai iage en i tion
formée en vue des enfants à engendra ei à >mme i
l'avons vu, cette notion est confirmée par le sens commun et la différence même de sexe entre les conjoints. Propagation <lo l'espèce humaine : telle est donc la fin, lel unique. ]e DU| (]u mariagei \\ n*en Cs\ point d'autre: cette fin est ht fin
unique. Sans doute le mariage apporte avec lui autre affection et soutien mutuels, jouissances permis* - le ;< laY
concupiscence; mais là n'est pas la vraie fin <ln mariage. < >n n? peut y voir que «le- moyens pour atteindre cette fin, ou t« »ut au plu?, et dans un sens impropre, «les fiu^ essentiellement subordonnées à la \\n véritable (4).