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1. c, au 3°, qui dit que le bien général est préférable au bien privé ; or, le mariage favorise le bien général, c'est-à-dire la multiplication du genre humain, tandis que la virginité ne profite qu'à l'individu. Celte difficulté résout par la distinction que l'ait le saint Docteur lui-même : le bien général est supérieur au bien privé, en restant dans le même genre, oui, mais' non autrement, comme c'est ici le cas : en effet le mariage concerne le bien du corps, el la virginité le bien de lame.
Si l'on insiste, disant que le mariage lui aussi favorise le bien spirituel, en éduquant 1 enfant pour la gloire de Dieu, nous répétons ce que nous avons dit déjà : qu'il faut faire la comparaison entre les qualités propres et les notes distinctives qui différencient entre eux la virginité et le mariage : or, il est propre au mariage, par opposition avec l'état de virginité. d'engendrer l'enfant corporellement et de favoriser son bien-être corporel. l)u reste la virginité ne s'en tient pas ULiquement au bien privé; pour ce qui regarde le bien général spirituel, elle n'est pas moins précieuse, bien au contraire, que l'état de mariage, et cela, même sous le rapport de l'éducation de l'enfant: elle rend l'homme éminemment apte à se dévouer à l'instruction et à la pieuse éducation de ceux-ci. et à leur venir en aide dans toutes leurs nécessités spirituelles, comme l'expérience quotidienne le prouve tant pour ce qui regarde les prêtres séculiers que pour les religieux des deux sexes (').
2°/ On peut objecter aussi que sous l'Ancienne Loi c'était une honte d'être privé d'enfants, d'après l'adage : « Maudit celui qui ne Utisse pas d'enfants en Israël ».
Nous répondons : ou bien la honte consistait dans la stérilité, en supposant le mariage, et alors l'objection tombe à faux. « Puisque Dieu avait promis à ceux qui vivaient dans le mariage bénédiction et fécondité, à condition qu'ils observassent la loi divine, il y avait lieu de soupçonner que ceux qui n'avaient pas d'enfants étaient punis par Dieu, comme transgresseurs de la loi, et c'était là en effet une grande ignominie » (2). Ou bien, s il faut parfois entendre l'adage dans un sens absolu et en toute hypothèse, (comme c'est le cas peut-être pour la fille de Jephté pleurant sa virginité), le malheur et la honte en question n'étaient pas le fait de l'état de virginité pris en lui-même, mais bien la résultante des circonstances spéciales dans lesquelles était placé le peuple juif, à savoir que, sans mariage, on ne pouvait nourrir l'espoir d'avoir l'honneur insigne de compter le Messie parmi ses descendants.
3*/ On élève parfois aussi certaines objections d'ordre physiologique : la continence absolue, dit-on, expose le célibataire, l'homme surtout, aux continuelles excitations de la chair ; et elle est un danger pour sa santé corporelle et intellectuelle, par suite de la surabondance de sperme (3).
1. La virginité contribue encore, comme le remarque justement Bh.t.ot, o. c. 11. p. 3<i'i s. au bien commun de la société ; « d'abord parce qu'elle rappelle continuelle ment l'idée de la patrie céleste, dans laquelle il n'y aura ni époux ni épouses... : ensuite parce qu'elle montre comment on peut refréner les passions déréglées, qui sont d'ordinaire la grande pierre d'achoppement du mariage lui-même, et enfin parce qu'elle dispose l'homme à la vie contemplative, et lui donne te goût de ta prière assidue, qui fait descendre les bénédiction? divines sur te genre humain ?. Becanus, Analogie Veteris ac Nooi Testamenti, chap. XXI, a ' 3. V. Tbbdb, o. c. ; Nystrôm, o. c, au troisième chapitre: Die Gesehleehtbedûrirus und die Enthalsamkcit. Voyez aussi Christiani, t c, au sujet des différents pro-
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Les protestants s'inscrivent en faux contre mais
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multipliez-vous. Mais ces paroles comportent bien plutôt a nédiction qu'un précepte; ou, si elles contiennent un préce] elles ne concernent pas les individus, mais bien la «"1111111111.'. représentée par nos premiers parents. Et qu'on ne que
la un visée par le Créateur peul se voii éiud< g tion
ne lie pas les individus mais seulement la communauté : en • l'aiguillon de la concupiscence et l'inclination naturelle qui
pos de Luther, qui déclarait la continence impossible el contre nature et prétendait que la nécessité d'user du mariage était tout aussi grande que celle de boire et de manger.
1. Voir I.titner, Lehrb., p. 12 ss. qui montre fort bien, contre les protestant*, que la virginité et le célibat ne nuisent en rien à la vigueur du corps et de l'esprit. et ne conduisent aucunement à l'inconduite. Voyez toast Bschbach, Disputât!' ■ p. 471-181 ; Fr.wcotte, o. c. p. 15 ss De Katholiek. 19^4. p. 303 ss. : Die Ehc. p. 81 et ss. ; Forel. o. c. p. 468 ; Gemetti. o. c. pp. G* -
?. Voir Bschbach, o. c. p. i il pjoute à la fin : • Ce que nous avons dit
jusqu'ici est vrai dans les cas ordinaires. Mais, outre qu'il n'est pas donné à tout le monde de comprendre la paroi' du Seicrneur exaltant le célibat, nous sorr les premier; à reconnaître que l'on rencontre des hommes affligés d'un tempérament erotique, pour lesquels le mariage est moralement nécessaire au salut de l'âme et du cernv A ceux-là s'applique la sentence de S. Paul : « il vaut mieux se marier que de brûler ».
pousse l'homme au mariage sont amplement suffisants à peupler l'univers, comme l'expérience le prouve du reste (1).
Chapitré II.