Dictum sur le ch
Dielum sur le ch. 39 et sur le ch. ;
cédente de contracter mariage et le pacte conjugal préalable, font dire que la femme, au moment où elle est déflorée ou connue, se marie à son époux ou contracte mariage (*) ».
La restriction que Gratien, nous l'avons dit, apporte à sa théorie, est exposée dans les chapitres suivants, jusqu'au ch. 50 inclusivement : bien qu'il n'admette pas que la femme liée par le seul consentement matrimonial, soit engagée dans les liens d'un mariage vrai et adéquat, il ne lui permet toutefois pas de se rétracter et de se marier à un autre homme en tout état de cause ; il excepte deux hypothèses : d'abord, dit-il, en cas de rapt, elle doit être rendue au premier fiancé (époux), et doit lui demeurer fidèle ; ensuite, si son mari Ta déjà introduite chez lui, et qu'ils aient déjà reçu ensemble le voile et la bénédiction, elle ne peut plus non plus porter son choix ailleurs ; « la rupture en ce cas viole la bénédiction que le prêtre donne à l'épousée (2). » Dictum sur le ch. 50 (3).
La distinction entre le mariage initial et adéquat fut conservée par les disciples de Gratien (*), qui la précisèrent encore davantage, et n'accordèrent le bénéfice de l'indissolubilité qu'au seul mariage que l'acte conjugal était venu parfaire, permettant au contraire la dissolution du mariage initial pour des motifs variés, relatés par Esmein, o. c, I, p. 117. Tels étaient le vœu de chasteté, la captivité, la parente spirituelle ou l'affinité survenant après coup, et môme, d'après plusieurs, un autre mariage consommé succédant au premier (5).
La copulatheoria fut combattue, entre autres, par Pierre Damien, Guil- Les
Iaume de ('hampeaux, Hugues de S. Victor et surtout Pierre Lombard (8). adversaires de Contre l'Ecole de Bologne, ces auteurs insistaient sur les témoignages cités plus haut en faveur du principe des anciens théologiens : à savoir que c'est