Dictum sur le ch
2. Il semble donc que Gratien introduise cette exception en faveur du mariage béni, quoique non consommé, par îespect pour la bénédiction donnée. Les Décrétistes postérieurs ont plutôt tablé sur le fait que l'épouse dans le cas proposé, avait déjà été introduite dans la maison du mari, ce qui a leurs yeux, par analogie avec le droit Romain, complétait le mariage commencé. V. Esmeïn. o. c, I, p. 114 et 118.
3. Le ch. 51, qui expose une doctrine tout à fait opposée à la sentence de Gratien. est une Paîea ; c'est-à-dire un texte qui n'appartient pas an Décret tel qu'il est sorti des mains de Gratien, mais une ajoute provenant d'un auteur postérieur. Voir FniEDBEnc. à ce pa«s.
t. Voir Freisen, o. c, p \\\ III-XW'IV.
5. Ce dernier motif ne fut admis ni par Roland, ni plus tard par Alexandre Tir.
(1. La sentence de Gratien est exposée par P. Lombard, dans l'ouvrage qui a pour litre : Sententiarum libri quatuor, 1. IV, Dist. XXVII, F.. G., H., à peu près dans les termes- mêmes du Dictum, nu ch. 45. si bien qu'il semble en résulter que l'écrit de Lombard est postérieur à celui de Gratien : « cependant il y en a qui affirment que le vrai mariage n'est contracté qu'après l'entrée de l'épouse dans la demeure du mari et la copula, et qu'il n'y a pas de vrais époux avant l'acte conjugal ; que la foi donnée n'entraîne que des fiançailles, nullement des épousailles... Les autorites, sur lesquelles on se base pour affirmer que c'est le consentement qui fait le mariage, sont interprétées par ces auteurs en ce sens que le consentement ou pacte conjugal .fait le mariage nen avant le coït, mais rendant. De même, disent-ils, que pour une vierge, le fait d'être déflorée ne constitue pas le mariage sans pacte conjugal préniable, de même le pacte conjugal ne le constitue pas non plus, sans l'acte sexuel. Par conséquent en vertu de ce pact, les contractants deviennent fiancés avant l'acte conjugal ; et après, moyennant le coït ils deviennent épnux. T.e parte conjugal fait passer à l'état d'épouse, moyennant la copula, celle qui n'était que fiancée d'abord ». Voyez, ici P. Fournies, Deux controverses sur les origines du Décret de Gratien, dans la Rcv. d'Histoire et de Littérature reliqieuse, 1898, p lll 88.
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