I.F. CHFVALIbR
Et c’est moi qui vous accuse... moi, qui répondrais de vous, Micaël, honneur pour honneur.
MARIO, à part.
La preuve de l’innocence de mon frère. Je l’ai là... là... signée par le coupable, et je dois me taire ! Mon frère sera condamné peul-étn', et je dois me taire !.. Ou le traînera au supplice sons mes yeux, cl je dois me taire! Mon Dieu! mon Dieu !
mon Dieu ! (il tombe à genoux et sanglote. — Sur un signe ilu podestat, des honimet de justice vont s'emparer de Micaël. A ce moment, on cnlcnd sonner, à une église Toisine, la prière des morts. A ce bruit, tout le monde s’arrête, se décuuTre et s’agenouille eu silence.)
MARIO, qui écoule.
Ah! cette cloche... la prière des morts! (Se relevant, aux assistants.) Celte cloche, c’est bien celle de l’église?
TOUS
Oui.
C’est bien la prière des morts qu'elle tinte ?
TOUS
Oui.
MARIO, à part.
Dieu a fait justice, et je peux parler. Eh bien! je... (pendant
ees quelques mots, on a vu Pelmonte gravir péniblement le perron. Quand il entre en scène, lui et Mario sont seuls debout.) Lui!... lui !
DELMOXTE.
C’est pour le repos de l’àme de Paolo Frediaiio que l’on prie en ce moment.
MARIO , reculant avec épouvante.
Vivant! vivant! (Pendant ces mots fout le monde s’est relevé.)
LE PODESTAT
Eh! tenez, c’est lui, c’est Delmonte qui vous a annoncé que votre mariage était rompu, et voilà pourquoi vous avez commis ce crime.