‹ Les fiances d'Albano drame en cinq actesChapitre 57 sur 76 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

VITERBI, MARIO.

VITERBI.

Rien ne pourra sauver mon fils!

Non, rien !

MARIO, i part.

VITERBI.

Rien ne pourra sauver mon honneur!., maintenant?..

pourquoi vivrais-je

MARIO

Mon père! .. oh ! j’ai mal entendu, n’est-ce pas ? cette affreuse pensée, ton âme ne l’a pas conçue... Mais regarde-moi doué...' mais parle-moi donc!..

VITERBI.

Non. non; c’est trop de douleur et de honte à la fois, et je n’attendrai pas le jour de son supplice.

MARIO

Mourir!., tu veux mourir, parce qu’une sentence inique va frapper Micaël ?

Non, mais parce que mon fils a commis un crime infâme.

MARIO

C’est faux, mon père!

VITERBI.

Parce que je ne veux pas qu’on dise ; « Voyez-vous ce vieilli?.. c’est le père d’un lâche, c’est le père d’un assassin. » .

MARIO

Vous calomniez Micaël, vous qui devriez le défendre !

VITERBI.

Va, je ne l'accuserai pas longtemps. Ministre de Dieu, tu prieras bientôt pour lui et pour moi. (ii veut s’éloigner.)

MARIO

Vous ne me quitterez pas ainsi, mon père, vous n’accomplirez pas cet horrible projet... mais suiigez-y donc, c’est un crime, mon père, un crime auquel vous pousse un désespoir insensé... Micaël n’est pas coupable !

VITERBI.

Assez!., laisse-moi mourir!..

MARIO

11 n’est pas coupable, vous dis-jc! je le sais bien, moi, puisque je connais l’assassin.

VITERBI.

Que dis-tu ?

Ah! malheureux!..

LES FLVNCÉS d’aLBANO.

VITEHBI.

Toi. . toi... tu sais?..

MARIO

Je n’ai rien dit, je ne sais rien, mon père, rien, rien...

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