SCÈNE IV
MARIO, MICABL.
MARIO
Mon cher Micaêl, je suis heiinnix de te revoir, nous ne nous ' quitterons plus.
LES FIANCÉS d’ALBANO.
MICAEL.
Ma joie ost égale à la tienne, frère; mais ne regretteraà-ta rien de ta vie pa«ée?
M\aio.
Passée... au couvent! Non, non... sois tranquille.
MIC AFL.
D’ailleurs, Je serai ton guide, ton conseil ..
C'est cela. Tu ni’appréndras... tout ce qu’on ignore au monastère. Es-tu amoureux?
niCAEL, ctonuc.
Amoureux?., quoi ! tu sais .. ,
MARIO
Qu’il y a des anges sur la terre ainsi que dans le ciel. Comment est-il, ton ange, à toi? brun, blond, grand ou petit?..
micaBl.
En vérité, Mario, je suis tout surpris, et je ne sais que ré-^ pondre.
MARIO
Ne me réponds pas, je devinerai. Dans notre enfance, je m’en souviens, nos jeux, nos plaisirs, nos goûts étaient les mêmes...
MICAEL.
Tu dis vrai.
MARIO
Et, je le gagerais, celles que nous aimons se ressemblent.
MICAEL.
Tu aimes quelqu’un?... toi!
MARIO
Oui, elle a dix-neuf ans... comme la tienne... n’est-ce pas?
' MICAEL.
Oui.
Ah ! tu le vois bien! tu es amoureux aussi !..
MICAEL.
Et de la plus adorable des femmes I
MARIO
Comme la mienne !
micabl.
De grands yeux noirs qui inspirent à la fois le respect et l’amour... une taille imposante et gracieuse... . •
• MARIO
Comme la mienne I
Micabl.
Une voix qui résonne fi l’oreillê ôdtomc la musique la plus suave, cl qui vous remplit le cœur de l’émotion la plus douce.
MARIO
Comme la mienne ! toujours comme la mienne! Tiens, einbrasse-moi, il me semble que tu me parles d'elle !..
If