SCÈNE V
MARIO, MICAEL, ANDREA.
MICAEL, déposant dans un fautcail Andrea, qu’il rapporte dans ses bras. Sois béni, Mario, tu nous a sauves tous deux I (il se jette dans ses bras.)
MARIO
Sauvé! oui, oui!., j’en suis encore tout tremblant d’effroi !..
MICAEL.
Je te dois la vie... je te dois surtout la sienne... à elle, àelle! entends-tu?., (ll le conduit auprès d'Andrea éranouie*) ,
MARIO, la reconnaissant.
Ah !.. c’e.st... c’est...
. MICAEL.
C’est celle que j’aime, mon frère... et, sans toi, elle était perdue !..
MARIO
Tu l'aimes?., quoi!., la jeune fille dont tu me parlais tout à riieure...
MICAEL, qui s’est mis à genoux près d'Andrea.
La voilà!., mais aide-moi donc à ranimer ses sens!.. Elle est belle... n’est-ce pas?
MARIO
Oui> oui... (a part.) Il l’aime !..
MICAEL.
Ses lèvres se colorent... dans un instant... ses yeux vont se rouvrir...
Oui... (a part.) Pour qui sera son premier regard?
MICAEL.
Attends... je...
MARIO
Tais-toi! (Andrea soulcre lenteuant la tète; scs yeux la lonmant vart Mario, qu'elle regarde avec étonnement, puis sur Hicaël ; elle laitae échapper un cri de joie.) %
MARIO, à part.
Ah! malheureux! malheureux!..
ANDREA
C’est vous qui m’avez sauvée !.. • • ■ ■ .
MICAEL.
Non, non... lui... mon frère...
ANDREA
Votre frère?.. . • *