CHAPITRE \X
Salut, champs c(ue jaimais, et vo.is, douce verJure,
Et vous, riant exil des bois ; Ciel, [javil on rie l'homme, admirable nature, Salut lojr lad.Tnière fois.
Gilbert.
The loves, (hy fate, dear youlh ! to share Must never be vvi hnppy lot.
.Misiress Ofi.
Partîieer ton a nour, Ion sort, ô cher ! «• ne Si'ia jamais mon heureuse deitinée.
Cependant, le cours du soleil s'allongeait de semaine en semaine, et déjà un grand changement s'était opéré dans l'atmosphère. Déjà les coups de vent étaient moins fréquents, les brumes moins épaisses, et la température plus chaude. Vers midi, les masses de neige, i^énétrées par un air tiède, glissaient siu" les flancs escarpés des montagnes et s'amollissaient ; la couche de glace de la rade commençait à se dissoudre et à se rompre. Les phoques et les morses reparaissaient à la surface de la mer. Les caravanes ailées, revenaient de leurs lointaines émigrations, étonnées, peut-être, de revoir ce navire qu'elles avaient cjuitté en automne, et cju'elles retrouvaient à la même place.
« Ah 1 disait Carine en observant leurs vives évolutions et en se rappelant les paroles du prophète : « La cigogne connaît ses saisons: la tourterelle, l'hirondelle, la grue, savent le temps où elles doivent venir ^ ; » et nous, pauvres êtres humains, lorsque nous entreprenons im voyage, nous ne savons quand nous en reviendrons. »
Pour contempler un instant ce mouvement de régénération, elle avait besoin de recueillir