D — ALBUMINE
RER 4e Les différents processus d'élimination de l'albumine TR ÉNÉACERES dans l'expectoration.
Nous avons déjà dit que Ébaine trouvée dans l'expecto- “ration pouvait “ètre soit de la sérine, albumine du sérum sanguin, où pour mieux dire du milieu intérieur de l'organisme atteint plus ou moins directement par l'affection tuberculeusé (sang, lymphe, liquide d'œdème, épanchement), soit de:la . Se globuline, -albumine des globules du sang, et, pour mieux dire,
de tout élément cellulaire de l'individu qui aura de une. à atteinte pathologique. |
SARA À faut bien se pénétrer en eftet de cette notion déjà exposée plus haut, qui s'inspire des déclarations de MM. Bezançon et de Jong : L'expectoration ne peut être assimilée à l'urine car elle n'est pas normalement une excrétion physiologique. Un processus pathologique est toujours à sa base.
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Éaon maintenant les dilférents processus de l'élimi nation de l’albumine dans l’expectoration :
&) DÉSINTÉGRATION DU TISSU PULMONAIRE ET ÉLIMINATION DE -ceLu-a. — Nous nous inspirons de MM. Lévy-Valensi et de nombreux auteurs pour déclarer que la majeure partie de l’al- À bumine provient de la destruction du parenchyme; du moins pour un poumon atteint d’un processus ulcératif intense, sans autre. phénomène surajouté. Dès lors, plus l’ulcération se creuse, plus l’albumine augmente. ie j b) ExsuparioN. — L’ albumine peut être éliminée par le poumon tout aussi bien qu ‘un balsamique ou une sérosité d'origime néphrétique (bronchites néphrétiques) dans divers pro: 4 Cessus pathologiques en sortant du milieu intérieur, nous ne disons pas du sang seulement, mais aussi de la lymphe ou des cellules même, par osmose, exsudation. Un tel phénomène | S’observe dans la pneumonie (Bezancon et de Jong), dans là ‘bronchite (Goggia : 5 cas de bronchite examinés ont présenté 5 albumino-réactions positives). Remlinger également a eu des résultats positifs, Bezançon et de Jong ont eu des ee positifs dans une rhino-trachéite même, par contre Roger S'y: oppose), dans la broncho- -Pneumonie, la congestion aiguë, les accidents bronchitiques des néphrites et des cardiaques asys. toliques (Roger et Lévy-Valensi), dans l'œdème pulmonairé (Bezançon et de Jong) soit primitif, soit. secondaire à une alfection quelconque Ne (tuberculose par exemplé) ou car diaque.… ee se La tuberculose à forme pneumonique | se rapproche trop de la ‘pneumonie pour qu'il soit nécessaire d’ insister. Pour les autres formes de tuberculose, il faut considérer qu'un type de lésion ne se rencontre jamais à l’état isolé, pur, dans un poumon. Nous savons cliniquement, pour, expliquer l’anhélation PSS de certains malades devenus dyspnéiques depuis peu, quelle im- . portance il faut attribuer à la « Congestion-œdème » autour de lésions quelquefois minimes mais souvent disséminées. Le professeur Leuret insiste sur le fait qu’un malade ne meurt généralement pas de sa granulie qui souvent, à l’autopsie, se
montre composée d'éléments petits el très disséminés, mais de Ja « congestion-œdème » qui entoure d'une large zone chacune . de ces granulations au point de rendre l’hématose impossible.
Il en est de même pour toutes les autres lésions tuberculeuses. Elles s’accompagnent ici de bronchite, là de pneumonie, ailleurs de congestion aiguë ou d'œdème pulmonaire; ces manifestations peuvent même coexister.
D'autre part la « maladie tuberculeuse » retentit sur le rein et le cœur soit mécaniquement, soit par ses toxines et ses
microbes. Les lésions rénales ou cardiaques se répercutent
selon leur modalité habituelle sur le tissu pulmonaire. “Alors
se surajoutent à la lésion initiale, qui n’est déjà pas d’un type
bien pur comme nous venons de le voir, des accidents bron-
ie chitiques de néphrites ou d’ hyposystolie.
Il n’est pas dès lors étonnant que, dans toute tuberculose
ou presque, l’albumine soit augmentée dans les crachats, et
souvent ne soit pas proportionnelle à l'importance de la lésion. €) LE SIMPLE ÉCOULEMENT TRANSPULMONAIRE DE L'HYDRO OU PYOTHORAX À TRAVERS UNE FISTULE BRONCHO-PLEURALE. — Des examens de liquides ou de pus pleural tuberculeux, consécutifs à un pneumothorax, montrent que ceux-ci contiennent de l’albumine en abondance.
11 serait donc facile d’ expliquer par l’existence d’une, site à broncho- pleurale, ou une perméabilité à l’albumine des tissus
-altérés, l'énorme abondance de l’albumine que nous avons
rencontrée dans les crachats de nos malades porteuses de pyo-
pneumothorax. En effet, leur. allure clinique, l'absence ou le
peu d’ abondance des fibres (ct: Obs. XXXIV, XXXV, XXXVI, XXXVIL, XXXVIIL et XXXIX) militent en faveur d’une Jorme peu sévère, quelquefois 1érpiae ou stabilisée.
2° Dans quelles SApectoratiofts pourra- -t-on trouver de l’ albumine
en abondance ? Causes d'erreur.
Les cdiatations Srécédentes mettent un peu de clarté dans
- notre réponse.
ner tons du principe qu ‘aucune forte de lésion tuberculeuse
Lena 2
; n’est pure. Puis exposons schémätiquement les lésions qui éli- | A minent le plus facilement l’albumine. Toute lésion productive 2 ou exsudative, c’est-à-dire toutes les lésions tuberculeuses, ca
expectorent de |’ albumine. Parmi elles : :
Lés lésions ulcératives, nous |” avons vu, à cie seules pourront en expectorer. + EE Mais à côté d’elles, les lésions d’ ne, de congestion aiguë, de broncho-pneumonie, de bronchite, sans compter les lésions dues à une infection secondaire, pourront en produire.
Dès lors on sera surpris de constater des discordances ÉHOE= mes entré des doses d’albumine quelquefois considérables els ë l'absence de signes cliniques ou de laboratoire sévères, en. particulier en ce qui concerne les fibres ‘élastiques.
Notre conclusion sera brève, car on la prévoit aisément : on ne peut se baser sur un dosage d’albumine pour établir le stade | évolutif, ou le pronostic d'une tuberculose Rime car ? trop d’ éléments d'erreur interviennent. SAR