III
Pvrénées-Orîen taies.
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Tarn-et-Garonne . .
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pRgei 74-75.
VF. I .
UN COUP D ()i:iL SUR LE PASSÉ
Il est à peine besoin de faire remarquer que certains départements produisent des quantités insignifiantes de cocons. Tels sont l'Aude avec 002 kilog. produits par trois éleveurs, la Haute-Garonne avec 878 kilos et div éleveurs, le Lot-et-Garonne avec 46 kilos et un éleveur, le Rlione avec 082 kilos et onze éleveurs ! /V cette liste nous aurions pu joindre les noms des Hautes- Pyrénées, de rindre-et-LoirC;, du Clier et du ]\qs-de- Calais, régions dans lesquelles la sériciculture a une importance tout à fait négligeable. En somme, rArdèclie, la Drôme, Vaucluse, le Gard, le Yar, les Bouches-du- Rhône et l'Isère, comptent à eu\ seuls 1 11.000 sériciculteurs sur un total de 122.000 pour la France entière, et récoltent 6.900.000 kilos de cocons, alors que la récolte totale ne dépasse pas 7.500.000 kilos.
La sériciculture est donc une industrie agricole nettement localisée.
En jetant un coup d'œil sur la carte jointe à ce texte, on se convaincra facilement que la production se trouve concentrée sur une médiocre surface, des deux côtés de la ligne de séparation tracée par le Rhône, et depuis Valence, au TSord, jusqu'à Avignon, au Sud. Un autre centre de production est placé dans le Var. LVVrdèclie et le Gard paraissent être particulièrement favorables à l'élevage du ver à soie. Dans l'un el l'autre de ces deux départements les éducations importantes, c'est-à-dire celles qui dépassent cinq onces de graines par éleveur, sont encore assez nombreuses. Les vers produits sont presque exclusivement de race indigène.
Dans le (jlard, Vlais, Le \ igan, Saint-IIippoly te du Port, Anduze, Saint \in])r()î\, Vallerangue, Uzès et
LA SOIE
Pont-Saint-Esprit, sont les principaux centres de Télcvage et du commerce.
La région de Sommières est un centre de production pour la graine.
Dans la Drôme, les producteurs ne se livrent qu'a des éducations de très faible importance, mais, en revanche, ils sont fort nombreux, plus nombreux même que dans le Gard.
Les magnaneries disséminées et très éloignées les unes des autres dans la plaine qui s'étend sur la rive gauche du Rhône, de Valence à Montélimar, sont au contraire beaucoup plus rapprochées dans la région accidentée du département^ et les races indigènes des Cévennes sont souvent remplacées par des variétés japonaises pures ou croisées dont l'évolution est plus rapide, circonstance qui favorise l'éducation dans un pays où la température s'élève plus lentement au printemps. Le temps perdu est ainsi regagné, et les éducations peuvent être achevées sans gêner les travaux des cliamps.
Romans, Bourg-de-Péage, Livron, Montélimar, Pierrelatte, dans la vallée du Rhône, puis Die, Grest, la Bégude de Mazenc et Nyons, plus loin du fleuve, sont les marchés importants du département pour le cocon.
Tout auprès de la Drôme, l'Isère est une région d'élevage partout où le climat permet au mûrier de se développer.
On utilise souvent dans ces régions froides des croisements japonais qui évoluent plus rapidement.
Dans Vaucluse, pays de petites éducations, les éleveurs sont fort nombreux (16.000), surtout autour de Gavaillon, Orange et Yaison.