I. Loc. cit. y p
LA SOIE
sins classés hors de pair pour leur finesse et netteté* (jirenade, en Espagne, envoyait à Lyon des soies grèges estimées pour leur régularité. Des échelles du Levant, Lyon tirait les soies qui portaient dans le commerce les vocables les plus divers (Cherbassis, Ardasses, Tripolitines, Choufs, Ghouflettes, Carutines, etc. etc.) et étaient réservées aux tissus inférieurs.
Les soies blanches récoltées sur les côtes de la Palestine arrivaient par Alexandre tte, tandis que les soies de Perse, de Médie, de Bactriane, arrivaient à Lyon par Smyrne et Marseille.
Certes, Lyon était un marché international, il y a deux tsiècles ou plus, aussi bien qu'aujourd'hui ; seulement il faut bien comprendre que les quantités étrangères n étaient pas considérables. Jusqu'à la Révolution, l'industrie de la soie restait « une industrie de caste », et Ton a pu dire qu'elle vivait du trône et de l'autel. Au tissage de ces chasubles, de ces ameublements, de ces costumes de haut prix qui se renouvelaient rarement (et dont les galeries du Musée liislorique des tissus de la Cliambre de commerce de Lyon conservent de si précieuses reliques), quelques milliers de métiers compliqués, à production très lente, pouvaient encore suffire. La consommation de la soie était peu importante.
En 1699, Lambert d'Herbigny ^, intendant delà généralité de Lyon, porte à 6.000 balles de 160 livres (960.000 livres) le total des soies vendues à Lyon et dont l'origine aurait été la suivante :
I. Mémoire conservé, en original, à la bibliothèque de la Chambre de commerce de Lvon.
LE COMMERCE DE LA SOIE 1 C'y
I . 4oo balles du Levant et du Gliilau (Perse). i,6oo — de Sicile.