‹ Les Fièvres ExanthématiquesChapitre 29 sur 55 · L'UNICITE DE LEUR VIRUS · texte numérisé non relu

L'UNICITE DE LEUR VIRUS

Les grandes analogies cliniques, sérologiques et expérimentales entre ces fièvres, la difficulté de trouver entre elles un caractère net de différenciation, la coïncidence fréquente dans les pays que frappe le typhus épidémique, d’une forme de typhus endémique, nous permettent, semble-t-il, de soutenir avec quelque raison l'hypothèse de l'identité de leur virus originel.

Ce virus originel a donné naissance sous des influences que nous ignorons, à des virus proches parents qui ont acquis, selon leur animal « réservoir » ou leurs agents de transmission, une individualité plus ou moins accusée.

En un mot, le virus de ces fièvres est un virus initialement identique qui a subi une « mutation ».

L'idée de cette mutation d’un virus n'est pas nouvelle : Plazy l’énonçait à propos de la fièvre toulonnaise en 1928 et nous savons que Netter, en 1925, avait déjà comparé le typhus bénin à la variole « alastrim », variole atténuée due au virus, modifié, de la variole grave. Elle fut depuis souvent reprise.

Page 1