‹ Les filles de marbre drame en cinq actes, mele de chant (volume 2)Chapitre 41 sur 77 · LES E1LLES DE MARBRE · texte numérisé non relu

LES E1LLES DE MARBRE

ceaux, et de pesants bourgeois avec des chapeaux neufs; franchement le soleil n’est bon que pour les blés, les raisins et les rhumatismes, mais il est détestable pour les poètes. ( Payant Raphaël qui est plongé dans ses pensées. ) Heureusement il leur v reste la lune. (Lui frappant sur l’épaule.) N’est-ce pas, Raphaël?

RAPHAËL

Pardon, mou ami.

DESGENAIS

Ne te gêne pas, je connais cette maladie-là. Je l’ai beaucoup, étudiée sur les autres.. (Se frappant le front. ) Ça commence ici. . . et si on n’a pas le courage d’y fourrer le bistouri de la raison, ça gagne le cœur. . . et je crois bien que tu en es au second degre ; oui, Raphaël, tu es bien malade.

raphael, se levant.

Et je ne veux pas guérir... (L’orage redouble . ) Ah! ah! les vents d’orage frappent à ma porte; ma lot! qu’ils soient les bien-, venus. Je vais leur ouvrir; ma tête brille, ils rafraîchiront mes idées. (Il va ouvrir la porte. On voit Mai ie qui s’est abritée sous l’auvent .)

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