‹ Les filles de marbre drame en cinq actes, mele de chant (volume 4)Chapitre 58 sur 61 · SCENE ir · texte numérisé non relu

SCENE ir

Les MÊMESj RAPHAËL.

, M“* lilDIER.

Ces cloches me font du bien. J’ai prié, et il me sëmMé c'est Dieu qui me répond.

RAPHAËL.'

Oui, c’est Dieu, ma mère.

M*” DiDiËR et MARIE, üvec un cri de joie.

Ahi ,, > . . , .

RAPHAËL, allant a elles. .

C’est Dieu ! et il vous dit ; « Le voilé, ton enfant prodigue; je K> lui ai envoyé le repentir et je le ramène. Pardonne-lui, bonne » mère, comme je lui ai pardonné. » {Il s'agenouilU devant $a mère.)

H*'* DIDIER, le couvrant de baisers.

Mon Raphaël !... mon enfant I . . .

RAPHAËL, se levant et prenant le milieu.** " ■

Ma mère!... Marie !... Je vous rétrouve toutes deux, et toutes deux priant pouC l’ingrat qui Vous oubliait !..l {Côilvraht de baisers la main de sa mère.) Pauvre mère !. . . quand je pense qu’fi y a deux mois que je ne t’âi embrassée I... deux mois pendant lesquels je ne t’ai pas dit une fois que je t’aimais!. . . Ohl.. . j’étais foui. . . la vie est si coUrtë!. . . on n’a pas dejk trop le temps d’aiiïiéir’sa mère.

m“* DIDIER, le regardant.

Enfin !... tu m’es rendu !... {Jvec inquiétude.) Comme tu es pftie !... Est-ce qné tu es malade ?

RAPHAËL

Oui... un peu... mais o’eil fîtir !... {Marchant avec un peu d’agitation.) Te revoilà donc, mou cher atelier... Je n’en sortirai plus... je veux m’y emprisonner... et vous y emprisonner vous-mêmes. {Avee foros.) Mon travail^ mes rêves, ma gloire, ma sœur et ma mère... mais c’est le bonhcurl.., cela!... Fermez la porte, Marie, fermez bien vile la porte pour qu’il ne s’en aille plus.***

* l^Atie, H‘°« Didier, Eapbaël.

Marie, Raphaël, M“® Didier. '

• jiiime Didier, Raphaël, Marie.

MARIE, descendant à droite, après avoir fermé la porte de l’atelier. Que je suis heureuse ! -

RAPHAËL, reg'flrdmii sa mère. ‘

Pauvre mère!... Dis donc, toi qui parlais... sais-tu que tu es joliment pâle aussi...

M“* DIDIER

Mais DOD...

MARIE

Dame !... maman ne dort plus depuis que vous êtes parti ! elle passait toutes les nuits à la fenêtre. - . '

RAPHAËL

Pauvre mère !... (/I l'embrasse.)

MARIE. , -.J ;

3’en ai passé aussi. {Elle s’approche de Raphaël.)

RAPHAËL

Chère petite Marie ! [Il l’embrasse.) Puisque me revoilà, mère !... je veux que tu ailles prendre du repos tout de suite pour te rattraper.

1 M“* DIDIER

Mais non. . . mais non.

RAPHAËL, riant.

Ou bien, je m’en retourne.

M“® DIDIER

Oh ! ne dis pas ça.

RAPHAËL

Eh bien, alors, fais ce que je veux, bonne mère... va te reposer et fais de beaux rêves.

' M“* DIDIER

Où tu seras !

" RAPHAËL

Parbleu !... {H l’embrasse encore.) Au revoir, mère! Au revoir.

M“* DIDIER

Oui, oui, à bientôt, mj^ Raphaël, à bientôt... Ohl comme j’ai bien fait de prier! {Èüe sort.)

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