SCÈNE VII
PHIDIAS, DIOGÈNE, endormi; GORGIAS, ALCIBIADE, Jeunes Gens, Gardes, Serviteurs. "
GORGIAS, un rouleau de papyrus à la main. C'est moi, Phidias ; voici qui prouve que je t'ai payé, car tu le reconnais toi-même. La loi me rend mon bien. Mes statues... je les veux !
PHIDIAS
lamais !
GORGIAS
Esclaves, saisissez cel iiomme ! i^Oa saisit Piûdias, qui à dcbai.)
PHIDIAS
A. moi!... à moi!...
GORGIAS, à d'autres esclaves.
Et vous, emportez mon bien. (Les esclaves tirent le rideau et s'apprêtent à emporter les statues.)
PHIDIAS, s'échappant de leurs mains et se plaçant devant les statues.
Arrêtez! — Gorgias... je t'en conjure!... oui, tues le plus fort... oui, la loi te donne raison... Mais, par les dieux, par ta mère, laisse-moi mon travail, je te rendrai ton argent... mais grâce pour elles ! grâce pour moi !
GORGIAS
Gomment pourrais-tu me payer? Tu n'as pas une obole. (Aux esclaves.) Faites ce que j'ai dit.
THÉ A, sortant de la foule des Athéniens et se précipitant en scène. Arrêtez !
GORGIAS
Que veux-tu?
THÉA.
Gorgias... oui, Phidias est pauvre; mais il a une esclave; écoute, je suis jeune et forte; laisse-lui son œuvre et achète-moi, Gorgias ; je me vends, prends-moi, me voilà ! (Elle tombe à genoux devant Gorgias.)
GORGIAS
Toi? Pauvre folle, tu ne vaux pas seulement cinquante drachmes... Allons, arrière! laisse-moi. (Théa se relève, gagne la porte du premier plan, à gauche, adresse un dernier regard à Phidias, et sort.) UN ATHÉNIEN.
Gorgias a payé; il a raison.