SCENE IX
MARGUERITTE, HOLBEIN, CLÉLIA.
holbein, entrant par la porte du fond, à part. L'heure avariée!., je n'y tiens plus! {Haut.) C'est moi, mes enfants, vous ne m'appeliez pas., et alors j'ai eu peur que... vous n'eussiez besoin de moi!., comment cela va-t-il?
Très bien... très bien, mon père!
CLÉLIA.
Oh! mon Dieu, oui!
holbein, bas à délia avec découragement.
Non ! une émotion quelconque a rendu son
teint plus animé et ses yeux plus brillants... c'est
la fièvre qui se déclare. (A Mar guérit te.) Tu te
sens là comme un peu d'oppression.. . n'est-ce pas ?
margueritte, se levant.
C'est vrai !
holbein, bas à Clèlia, avec effroi.
Tu vois bien!.. (A Margueritte avec tranquillité.) Ce ne sera rien, mon enfant, ce ne sera rien!
margueritte*.
Oui, l'air que je respire ici est lourd et m'oppresse... je veux le grand air... je veux le soleil. (Montrant la croisée.) Voyez comme il brille... c'est si beau, le soleil... il y a si longtemps que je n'ai admiré mes fleurs. Venez, mon père, allons au jardin.
holbein.
Tu n'auras pas la force de marcher jusque-là...
margueritte.
Appuyé sur vous et sur ma sœur... je le pourrais... je le pourrai... car je me sens là... holbein.
Quoi donc?.,
Je me sens heureuse !
HOLBEIN
Grâce à la présence et aux discours de Clélia.
margueritte.
Oui, mon père. [A part.) Et puis eh allant au jardin on peut le rencontrer.
CLÉLIA.
Allez, j'irai vous rejoindre... (Avec intention à Margueritte ) Oui... si au lieu d'aller au jardin, on venait ici... je serais là pour recevoir... margueritte.
Oui, vraiment... c'est probable... c'est certain... on reviendra...
HOLBEIN
Qui donc?
margueritte.
Rien, mon père... c'est un secret... c'est quel-
* H. M. Cl.
que chose entre ma sœur moi! (Musique. Holbein sort par le fond avec Margueritte.)