LE DOMESTIQUE
La voiture de Madame est prête!
margueritte, 'parlant à son père *.
CLÉLIA.
Eh! mon Dieu, oui., il est midi, un concert où l'on m'attend... où je me suis engagée à chanter... car j'étais loin de me douter...
MARGUERITTE
Que nous arriverions. (Ludovic et Holbein remontent et se rejoignent derrière le canapé.)
CLÉLIA.
Sans cela je te le jure, et pour rien au monde, je n'aurais consenti... à me séparer de toL.àte laisser seule !
MARGUERITTE **
Merci, ma bonne sœur !.. mais je ne te quitterai pas. Je vais avec toi, je veux être témoin de tes succès et de cette foule empressée qui fait comme nous... qui t'admire et qui t'aime ! N'estce pas, mon père, vous consentez? (Elle vient à lui.)
Du tout, je m'y oppose formellement!
MARGUERITTE
Et pourquoi cela?
HOLBEIN
Malgré les échecs qu'a reçus mon pouvoir, je n'ai pas encore abdiqué tous mes droits de médecin, et après une si longue route, au lieu d'aller te renfermer et t' exposer à une chaleur étouffante, tu vas d'abord te reposer... Nous allons chercher près d'ici un logement.
clélia, avec chaleur ****.
Ailleurs que chez moi!., vous ne savez donc pas qu'en ce moment... ce concert où je vais chanter, c'est pour de pauvres orphelines...
Air : Epoux imprudent, fils rebelle.
De leur misère qui m'effraye, Sans vous j'aurais subi les lois.
Ce sont mes dettes que je paye, Je leur rends ce que je vous dois.
Oui, c'est à vous, à vous seul que je dois,
* L. Cl. M. H.