‹ Les fils de JudasChapitre 4 sur 59 · I.F.S FII.S I)F. JUDAS · texte numérisé non relu

I.F.S FII.S I)F. JUDAS

réos — le pavillon n’a qu’un rez-de-chaussée, — et ils regardèrent longtemps à l’intérieur.

— Que virent-ils? demanda sir Archihald que l’impatience commençait à gagner.

— Ce que je vis après eux, répondit Tony : un homme assis dans un fauteuil, et auprès de lui une jeune fille qui lui tenait la main et lui souriait.

— Et... ce jeune homme?

— C’était lîaymond.

— Ah ! fit sir Archihald.

— Cette jeune fille, c’était Marthe Callehrand.

— Bon !

— Raymond n’avait plus cet œil hébété, cette altitude idiote de la folie...

— Ah !

— Raymond souriait à Marthe Callebrand.

— Après? fit sir Archihald d’une voix étranglée.

— Et le docteur qui s’éloignait donnant le lu as à Mme Aléa, poursuivit Tony, lui disait des choses qui vous eussent fait frémir, mon cousin.

— Que lui disait-il donc?

— Qu’avant un mois Raymond ne serait plus fou.

— Allons donc !•

— Et que les fils de Moctar et de Kougli- Hassan auraient retrouvé en lui le vrai descendant de Ma-Eddin, acheva Tony dont la voix était siftlante et railleuse.

Sir Archibald jeta un cri.

— Vous le voyez, acheva Tony, Aléa sait tout, le docteur sait tout, et si nous n'avisons, tout est perdu !

— Nous aviserons, répondit froidement sir Archibald.

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