‹ Les finances Athéniennes au Ve siècle avant notre èreChapitre 2 sur 6 · ORGANISATION FINANCIÈRE · texte numérisé non relu

ORGANISATION FINANCIÈRE

Nous sommes renseignés d'une façon insuffisante sur

l’époque de la monarchie primitive, du gouvernement oligarchique qui la suivit, de Solon. Ce n’est qu’à la fin du vi e siècle, en 507, que les réformes de Clisthène don» nèrent à la cité sa physionomie définitive. Pendant les vingt années qui suivirent, les neuf archontes gouvernèrent. Après 487, il semble que l’aréopage des anciens archontes ait eu la haute main sur l’administration financière. C’est de 467 que date la surveillance rigoureuse du peuple, qui chargea le collège des apodectes de centraliser les revenus public.

Le pouvoir souverain était délégué au conseil des Cinq Cents, qui contrôlait les diverses branches de l’administration, percevait les impôts et les tributs, s’occupait de la flotte et réglait l’emploi des deniers publics. Les revenus une fois encaissés par les comptables receveurs étaient remis à ceux qui faisaient office de payeurs. Dix apodectes tenaient registre des contribuables et des débiteurs de l’État.

A côté des finances publiques proprement dites, à savoir celles de l’État et de la cité, qui se confondaient d’ailleurs souvent, l’histoire grecque, celle d’Athènes en particulier, nous présente une particularité intéressante, celle des biens religieux. Chaque temple de quelque importance avait un patrimoine, administré par les trésoriers des choses sacrées (Tajjtiai xtov îepfijv ^pïj^aTwv). Cette fortune se constituait et s’accroissait par des dons volontaires, le produit de certaines amendes, une portion du butin conquis sur les ennemis ; la partie immobilière consistait surtout en domaines agricoles, rapportant des revenus qui venaient accroître le capital.

Parmi ces temples, le plus important était celui de la déesse protectrice, d’Athéna, dont les richesses dépassaient de beaucoup celles des autres dieux. Vers la 90 e Olympiade, les trésoriers de tous les temples, à l’exception de ceux d’Athènes, furent réunis en une seule con-

AU V e SIÈCLE AYANT NOTRE ÈRE. 9

frérie fr'ap-i'ai vôv Gswv), qui déposèrent leur avoir à l’Acropole.

Tandis que ces mandataires n’étaient nommés que pour un an, le trésorier du revenu public (emp.eXujTîjç tÿJç xotvTjç rcpoaéSou) était en fonctions pour quatre ans. Aristide occupa cette charge et s’y rendit célèbre par le soin avec lequel il répartit le montant du tribut que les alliés d’Athènes lui versaient. Il était le chef de l’administration (Tajjdaç tyJ(j SioitVjffewç), et paraît avoir réuni la double fonction de percepteur et de payeur (èwl xtov TtpoaiovTwv xat avaXiffKopivwv). C’était une sorte de ministre des finances.

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