‹ Les finances de guerre au XXme siècleChapitre 90 sur 133 · s* -5* iC ■** co · texte numérisé non relu

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On voit que le tableau ci-dessus fait ressortir une somme de 131.081.804 livres turques, ou environ 3.014.882.000 francs, comme montant total de la dette turque consolidée à la date du 1/14 septembre 1912, cette somme nécessitant pour le service des intérêts et de l'amortissement une annuité de 6.627.318 livres turques, ou environ 152.430.000 francs environ. Mais il ne s'agit là que de la Dette consolidée. A ces chiffres venait s'ajouter à la même date une dette non consolidée importante, mais moins facile à déterminer exactement.

Au 1/14 septembre, la Turquie avait contracté des avances et émis des bons du Trésor pour une somme de 10.882.919 livres turques (en circulation). Voici le détail de ces créances, d'après le Marché financier en 1912:

Société de Bagdad (1908)

Société des phares (1904)

Société des phares (1907)

Société des câbles de Constanza (1904)

Société des tunnels

Biens des orphelins

Avance sur l'emprunt de 1911

Banque française 1911 ,

Banque française 1912

Dyckerhofï

Banque nationale de Turquie, banque de Salonique

Banque ottomane (1912)

Régie des tabacs

Chemins de ter d'Ànatolie

Banque ottomane

Deutsche Bank

Ces chiffres ne comprennent pas l'avance statutaire de la Banque ottomane, qui était de 1.500.000 Ltq, ni celle du chemin de fer d'Anatolie à Mahsoussé, de 120.540 Ltq, ni celle de la Banque nationale de Turquie pour la construction d'un navire de guerre, de 2.054.859 Ltq., sur laquelle il avait été remboursé 321.662 Ltq (1).

(1) Voir, sur le montant total de la dette ottomane, l'article de M Helfferich, directeur de la Deutsche Bank, publié par « Bank- Archiv. » en mars 1913.

Il existait, en outre, une ancienne dette flottante d'une vingtaine de millions de livres turques, comprenant entre autres les sommes prises aux succursales de la Banque agricole par le Gouvernement et non remboursées. Lors de notre étude des finances turques à l'occasion de la guerre de Tripolitaine, nous avons précisément donné un tableau de cette dette flottante, emprunté au Journal de la Chambre de commerce de Constantinople. Nous avons même indiqué alors de quelle manière le nouveau régime se proposait de régler cette dette. Nous n'avons donc pas à y revenir ici.

On sait que la plupart des emprunts émis par la Turquie se trouvent placés, depuis 1881, sous le contrôle d'une administration internationale, dite Administration de la Dette .ottomane, chargée de recueillir les revenus concédés sous sa propre responsabilité et sans l'aide du Gouvernement. Cette Administration a, de tout temps, géré dans les meilleures conditions possibles les importants intérêts qui lui étaient confiés, concourant ainsi pour une bonne part à la rénovation financière de l'Empire.

Les revenus concédés à cette Administration doivent d'abord être affectés au service des intérêts et de l 'amortissement de la Dette unifiée 4 0/0 1903, ainsi qu'au paiement de l'annuité des Lots turcs. Cela exige au total une somme de 2.157.375 Ltq. Tout excédent de recettes au delà de cette somme est partagé entre le Gouvernement ottoman et l'Administration de la Dette, à raison de 25 0/0 pour cette dernière.

Voici quelles avaient été, de 1903 à 1912, les recettes de l'Administration de la Dette publique ottomane (1) :

(1) L'Information du 26 septembre 1913.

EXCÈDE N TS

RECETTES

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