Agath., V
sous LES LAGIDES. -H 9
Rouge, c'est-à-dire les marchandises de l'Inde et de l'Arabie \ payait le droit du quart, soit dans le port, s'il y avait un poste de douaniers, soit à Goptos, sur le Nil. Le tarif n'était peut-être pas aussi simple sur la Méditerranée ; l'Egypte n'était pas le seul marché ouvert, et ses rois avaient du peut-être faire des concessions. Notons cependant que l'huile étrangère payait aussi 25 °/„ de sa valeur^; mais c'est peut-être un taux spécial. Il est vrai que, selon Gicéron, le port d'Alexandrie exportait beaucoup, mais importait peu. En tous cas, tous les objets importés payaient une taxe, quelle qu'elle fût; nous le savons pour l'huile, le vin^, le bois'^.
Outre les droits sur les importations, on devait en avoir établi sur les exportations. Mais nous n'en avons pas conservé de mentions, et il n'y a pas lieu de s'en étonner, si l'on considère d'une part l'origine de nos documents qui proviennent des villes et villages de l'intérieur et de l'autre si l'on songe à la faible importance que devaient avoir de tels droits dans un pays organisé comme l'Egypte. Ces droits ne devaient pas frapper les
1. Ce droit de 25 °/o> ajouté à tous les frais de transport, explique les prix fabuleux qu'atteignirent les produits de l'Extrême-Orient à Rome et dans tout le monde classique jusqu'au jour où la réouverture des voies de terre fit perdre à l'Egypte son monopole.