‹ Les finances de l'Égypte sous les LagidesChapitre 125 sur 227 · Wilcken, Ost., I, iv, § 119. — Pap. Leijd., F · texte numérisé non relu

Wilcken, Ost., I, iv, § 119. — Pap. Leijd., F

4. "Xr.xoyr^. Wilcken, Ost., I, iv, § 140. — Pap. Tiir., I, 7, 10 (i^ siècle av. J.-C).

SODS LES LAGIDES. 427

3° Les charges.

Outre les impôts proprement dits, nous connaissons deux charges, sortes de servitudes pesant sur toute la population égyptienne, la corvée et le cantonnement des troupes. Il peut sembler étrange de ranger ces charges parmi les revenus du royaume; ce sont tout au moins des revenus négatifs en ce sens qu'ils évitaient au roi certaines dépenses ; la corvée servait à accomplir à peu de frais tous les travaux publics, et le cantonnement de l'armée chez les indigènes résolvait immédiatement le problème de la nourriture et du logement des soldats en temps de paix. La première de ces charges, la corvée, était très ancienne en Egypte ; quant à la seconde, il semble bien que ce soit aux Ptolémées qu'en soit due l'invention.

L — La corvée ^

En principe, tous les Égyptiens étaient soumis à la corvée. A l'époque ptolémaïque, les lois qui

1. Les passages des papyrus qui se rapportent à la corvée sont peu nombreux, mais assez précis. En voici la liste :

Pclr. Pap., I, XXII (2); xxiii. Le deuxième est à la suite du premier. Cf. Gôlt. Gel. Anz., 1895, p. 148.

Tebt. Pap., 5, 15-16; 76, 8-9, note; 88, Introd.

Cf. aussi \yilcken, Ost., I, iv, § 78, vrjciov; ^ 184, Àsi- T0upYi/.6v.

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régissaient la corvée étaient très précises : les Égyptiens n'étaient pas corvéables à merci, et elles fixaient non seulement la somme de travail à exiger, mais encore le cas où ce travail pouvait être exigé. Il semble n'y avoir eu que deux cas où le travail par corvées fût requis : la construction ou la réfection des canaux ^ et le labourage de la terre royale-.

Le système de canaux qui fait la fertilité de l'Egypte demandait un entretien constant. Il était admis, en principe, que les habitants d'un village étaient responsables de l'entretien du canal ou plutôt de la portion de canal qui traversait leurs terres : ils devaient le curer après chaque crue, veiller au bon état des digues^, etc. L'autre cas de corvée était moins fréquent : lorsque la terre royale n'avait pu être cultivée, faute de locataires, les officiers royaux avaient le droit d'exiger son labourage par corvées^.

Tout le monde était soumis à la corvée, excepté ceux qui, par vieillesse ou par infirmité, ou parce qu'ils étaient trop jeunes^, étaient reconnus incapables de ce travail, oi àSuvaT&uvTEc; *', et quelques privilégiés. En réunissant les quelques documents

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