‹ Les finances de l'Égypte sous les LagidesChapitre 131 sur 227 · Tebt. Pap · texte numérisé non relu

Tebt. Pap

pas davantage sur quoi on se fondait pour la faire. Ce n'était pas un partage égal de l'impôt entre tous les habitants du village : chacun d'eux paye une somme différente ; cette somme n'est pas fixée d'après le nombre total d'aroures louées par chacun, puisqu'un certain Hôros, fils de Petôs, (|ui loue 57 aroures et demie, paye une demiartabe^ autant que Phaèsis, fils de Pathébis, qui ne loue que 5 aroures 1/8^. Ce n'est pas non plus en proportion du nombre d'artabes versées au grenier, ce qui ajouterait au cas précédent la considération de la valeur de la terre, ou plutôt du prix de son loyer, puisque les deux individus ci-dessus payent respectivement, pour le total de leurs contributions, le premier 207 artabes 5/1 2 et le second 20 artabes et demie.

Taxes pour l'entretieîi de la police.

La police aussi tirait son budget d'impôts de ce genre. Nous avons vu que les agents de police étaient souvent des clérouques et tiraient leur salaire des revenus de leur fief, xXrjpoç. Probablement, cela ne leur suffisait pas, car nous trouvons une série d'impôts « pour l'entretien » des agents de police de toute espèce.

L'Egypte ptolémaïque a été certainement un des pays les plus troublés de l'antiquité. Sans parler même des révoltes, les papyrus nous montrent

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