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-158 LES FINANCES DE l'ÉGïPTE
s'il y a un déficit, il est à sa charge. Tout un système de contrôle était établi pour empêcher le fermier de lever un impôt plus lourd qu'il ne devait.
Les Lagides accordaient au fermier qui remplissait ses engagements un o'\/(.oviov de 600 dr. par talent- soit 10 7o^- L'affermage des impôts pouvait donc être une bonne affaire, et l'histoire et la légende de l'Egypte sont pleines de gens qui s'enrichissent par ce moyen ^. Mais il y avait trop de contrôle. Le fermier n'avait à compter que sur des excédents de recettes insignifiants ; en revanche, il courait de gros risques. Il n'avait même pas la ressource d'acheter les fonctionnaires royaux (ce qui n'aurait pas été difficile, car ils avaient la conscience très large) : le roi Philadelphe, qui sans doute s'était méfié, avait placé tant de contrôleurs différents que l'opération n'aurait guère pu être lucrative. C'est surtout pour l'État que l'affermage des impôts était une bonne affaire : en rendant les fermiers pécuniairement responsables de l'impôt, il en assurait le recouvrement intégral ou, du moins, des compensations équivalentes. Je ne pense pourtant pas (|ue la position du fermier ait été trop insupportable pour que l'État ait trouvé des gens de bonne volonté pour la remplir : la TiXojvEta, fonction du fermier, serait devenue ainsi une sorte de liturgie