‹ Les finances de l'Égypte sous les LagidesChapitre 156 sur 227 · Pap. Par., 62, v, 4-5. Cf. Wilcken, Ost., I, p · texte numérisé non relu

Pap. Par., 62, v, 4-5. Cf. Wilcken, Ost., I, p

2. Josèphe, Antiq.j'ud., c'jvaYa^wv oï TTOAXà •/cr,[j.aTa xat

sous LES LAGIDES. -to9

(au sens attique du mot), un impôt pesant sur les familles riches ^ Il y a des exemples de gens qui taisaient ce métier de plein gré et pour les bénéfices qu'ils comptaient en retirer : ainsi, à la fin du II*' siècle, un certain lazaros, juif de Thèbes, est titulaire de deux fermes à la fois-; il n'est guère vraisemblable qu'on lui ait imposé cette double charge, et c'est de son propre gré qu'il était teXwv/jç. Vers le même temps, un prêtre de Soukhos affermait « au profit du temple » la taxe du dixième sur les ventes^. Là encore il est très peu probable que l'on ait forcé le dieu, en la personne de son prêtre, à être fermier. Les Lagides n'auraient pas voulu se mettre dans le cas de saisir les biens d'un temple; ce qui serait arrivé en cas de déficit. D'ailleurs, le même prêtre est fermier deux années de suite, ce qui prouve, d'une part, que ses biens ni ceux du temple n'avaient été saisis, puisqu'ils offraient encore garantie pour l'affermage, et, d'autre part, qu'il avait trouvé assez de bénéfice dans ce métier pour le reprendre deux fois de suite. Ainsi, non seulement l'affermage n'était pas imposé, mais il pouvait même passer pour assez lucratif.

Une première question se pose immédiatement au sujet de la ferme : tous les impôts étaient-ils affermés? C'est, du moins, l'opinion générale*.

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