LES FINANCES DE L ECYPTE
l'importance de la ferme, le nombre des cautions devait varier : ils devaient fournir un cautionnement supérieur d'un vingtième au iii" siècle* et même, plus tard (au ii" siècle), d'un dixième^ au prix d'achat de la ferme. Ils servaient à couvrir le déficit, chacun suivant ce qu'il avait donné, upao'a'ÉTco Tiap' ixaTTOu 10 èui^àXXov^, quand le fermier ne pouvait fournir de sommes suffisantes. Si la caution elle-même était hors d'état de payer, ses biens et ceux du fermier étaient confisqués et faisaient retour au Domaine royal*. En revanche (bien que nous n'en ayons pas de témoignage formel), il est très probable que les cautions devaient, en cas de gain, recevoir une part des profits réalisés^.
Le personnel de la ferme.
Une fois maître de sa ferme, le fermier-chef, 'îlkMvr^ç, ou àp/covYjç, avait à en réunir le personnel. En réalité, il ne devait pas avoir à faire de recrutement : l'administration de chaque ferme était déjà constituée et, sans doute, le fermier entrant la recevait de son prédécesseur toute faite et déjà éprouvée. Il effectuait peut-être quelques changements, comblant quelques vides, faisant entrer quelques protégés ; mais l'ensemble des