‹ Les finances de l'Égypte sous les LagidesChapitre 182 sur 227 · Rev. Pap · texte numérisé non relu

Rev. Pap

3. Bei'. Pap., 29, 5; 47, 10. — On trouve aussi : àvTi- 7pa5£jc y.x-xa-x^z'.^ jt:': tsj 5']/,cv;;xou, Rc^'. Pap., 3, 2;

I8S LES FINANCES DE i/kCYPTE

La grande fonction de l'économe est donc la surveillance des fermiers. C'est lui qui, d'ordinaire, est chargé de la vente des fermes du nome*; cependant ce n'est pas une règle, et le scribe royal est parfois aussi chargé de ce soin. Il doit vendre au plus offrant, veiller à ce que les cautions exigées par la loi soient fournies dans le délai fixé, et au besoin, procéder à une nouvelle vente, sTtavaTrpao^, de la ferme. Dans ce cas, il est responsable du dommage qu'il peut causer au Trésor s'il la vend moins cher qu'il ne doit^.

Ses devoirs continuent après la vente des fermes du nome; il doit, assisté de l'antigraphe, en tenir les comptes. Le fermier est obligé de leur apporter tout ce qu'il perçoit, et, s'il est pris en fraude, il paie cinquante fois la somme perçue en cachette^. Le 10 de chaque mois, ils règlent les comptes du fermier. En présence de Và^jMrqç et de ses associés et de tous les employés de la ferme, on établit le bilan du mois passé. Si l'impôt affermé est payé en monnaie, rien n'est plus simple : sur les sommes perçues, on commence par mettre de côté la part du Trésor, ensuite, on prélève tous les menus frais qui ont incombé au Trésor pendant cette période, puis le traitement des employés de la ferme; le surplus

45, 1, 12; et simplement : àvTivpaçôûç y.aTacrxaOetç, Rev. Pap., 21, 2, 4.

1. Pap. Par., publié par Révillout, Mélanges, p. 302. . 2. Ibid.

. 3. Rev. Pap., 11.

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(le ces dépenses, s'il y en a un, est seul remis au l'ermier^ Dans le cas de l'afFermage d'un monopole, la chose est un peu moins facile. Par suite d'une disposition assez compliquée, ce n'est pas le fermier qui était chargé de l'écoulement des produits. Dans le monopole du vin, l'économe lui est adjoint-; pour celui de l'huile, il ne semble même pas que le l'ermier ait part à la vente, ce sont l'économe et l'antigraphe qui, après avoir mis de côté la quantité d'huile que le nome doit fournir à Alexandrie pour la consommation de la capitale^, envoient des agents dans les villes et les villages pour s'entendre avec les revendeurs, y.àuYjAoi xai [/.ExàÇoXot, sur la quantité d'huile de chaque espèce dont ils ont besoin. On prévient les revendeurs par affiches; la vente dure dix jours. Au bout de ce temps, l'huile est adjugée aux plus offrants; elle est transportée de la manufacture à la commune dans les cinq jours qui suivent l'adjudication, et l'acheteur doit payer dans les cinq jours qui suivent la réception de l'envoi. L'argent est immédiatement porté à la banque royale^, où il est repris pour le dixième jour du mois suivant. A cette époque, l'économe ou généralement un de ses agents, àvTtYpaosù^ y.oLT'XGT'xfhic,^ , règle les comptes du

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