Pnp. Par., 62 (v
2. Cette formule nous montre le change calculé en monnaie d'argent; elle est donc antérieure à la réforme de Philopalor (on la trouve déjà dans le Papyrus des Revenus, au temps de Philadelphe), ce qui prouve r[ue, dès le iii° siècle, les paiements se faisaient en grande partie en cuivre, et explique la cause de la réforme monétaire. Cf. Wilcken, Ost., K, n° 331, nous offre un exemi)le de paiement en cuivre avec change sous Ptolémée II Philadelphe.
3. r.umbroso, Recherches, chap. ii, p. 43. — Teht. Pnp., App. II, p. f)î)l). Les découvertes récentes de Grcnfell et Ilunt ont renversé complètement certaines hypothèses hasardées qui voulaient ou bien voir là deux sortes de monnaies plolémaïques, l'une isonome, c'est-à-dire valant pour les deux |)euples, Grecs et Égyptiens, l'autre (ou à»,aY>î) ne valant ([ue pour un seul et ne i)assant chez
Le prix du change changeait sans cesse. Dans les quittances réunies par Wilcken, il varie de 1 obole (4,16 7o)i à 4,65 oboles au statère (18,7 %)-, ce qui nous montre que le rapport entre le cuivre et l'argent changeait beaucoup lui-même; durant le u" et le i®*" siècle de notre ère, il varie de 20/1 à 35/1; le cuivre pouvait perdre ainsi les trois quarts de sa valeur. jMais il faut tenir compte aussi de la plus ou moins bonne qualité de l'argent et du cuivre employés par les différents princes. Ce chiffre exprime le rapport entre deux poids égaux de cuivre et d'argent, nullement celui de la drachme de cuivre et de la drachme d'argent; la proportion entre elles est, sous Sôter II et Alexandre, de 375/1 à 500/1. Sous les règnes précédents, elle était h peu près la même; elle monte parfois jusqu'à 512/1 et à 625/1; mais peul-
l'autre qu'au change; ou bien encore, comme Droysen, supposaient que le ya^^ô; lffovô(io; avait une bien plus grande valeur que le -/aXxo? ou à^Xayr). Ici comme clans d'autres cas, bien qu'il lui le premier à réunir en un corps les données éparses dans les papyrus, et qu'il eût à sa disposition bien moins de documents que ses successeurs, Lumbroso avait deviné juste, et les découvertes n'ont fait que confirmer sou hypothèse.