Wilcken, Ost., Il, n" 340 (14-2 av. J.-C
'2. Wilcken, Ost., II, n° 346 (139 av. J.-C). Ces deux passages
nous donnent le premier GOO |)Our 580, l'autre 400 pour 335 (le
plus grand ciiifl're représente le nombre de drachmes de cuivre, y
compris le change, payées pour l'impôt; le plus petit le nombre
de drachmes de cuivre re]irésentanl exactement la somme d'argent
de l'impôt sans le change). Cela fait la valeur du change indi-
600 y 24 quée ci-dessus, car 600 X '^^4 = 580 y^x el -Q. — =x = 25 ; et
^||-^=:^ = 28,5. — Le n° 347 donne 3100 X 24 = 2680 .?•;
d'où je ^27 3 4. On peut calculer par là le rapport du cuivre et de l'argent, et on trouve : 1 dr. arg. ^ 500 dr. cuivre (n° 3i0), = 375 dr. cuivre (n° 346), etc....
Cire le change esl-il compris dans ces évaluations. Du reste, la drachme de cuivre n'a jamais été qu'une valeur nominale : on n'en frappait pas, et la plus petite pièce de cuivre était celle de 5 drachmes, qui pesait 0 gr. 91. Ce dernier point est assez étrange. Pourquoi donc les Grecs avaient-ils pris pour point de départ la pièce de 5 dr.? Il semble qu'il aurait été plus simple, puisqu'ils créaient ce système de toutes pièces, de donner à la plus petite monnaie le nom de drachme, et non pas de pièce de 5 drachmes. La raison de cette anomalie apparente doit, je crois, être trouvée dans le fait que les Ptolémées cherchèrent toujours à adapter les idées grecques aux habitudes égvptiennes. On sait que les Egyptiens anciens usaient déjà du cuivre comme d'une sorte de monnaie; seulement c'était une monnaie non estampillée, qu'il fallait peser à chaque transaction, comme font encore aujourd'hui les Chinois lorsqu'ils se servent tie lingots d'or et d'argent. Pour ([ue la monnaie grecque eût (juelque chance de se substituer aux lingots non estampillés, il fallait qu'elle correspondit exactement aux anciens poids égvptiens; ceux-ci étaient de deux sortes : il y avait Y on (en, le plus grand, pesant 90 gr. 95; il v avait ensuite le kite, dix fois moindre, pesant 9 gr. 095. Au-dessous du kite, on enq)lovail un sous-multiple décimal, le 1/iO de kite, pesant 0 gr. 9095, ce qui est le poids de la pièce de 5 drachmes de cuivre. Si donc la pièce de 5 dr. = 1/10 de kite, nous aurons : 2 kite = 1 mine (100 dr.). Mais ceci ne semble encore qu'une équivalence purement factice, puisque la mine était de 350 gr. et que 2 kites valaient à peu près 18 gr. Si l'on
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ctahlil le rapport 2 kites = 1 mine, c'est parce qu'il donnait, à l'époque où il a été fait, la proportion de la valeur de l'arg^ent à celle du cuivre, 2 kites argent = 1 mine cuivre (18 gv. argent = 350 gv. cuivre). Le rapport serait en poids de 1/20 et en drachmes de 1/400, ce qui rentre dans les cadres indiqués par Grenfell et Hunt. Les Grecs semblent avoir joué sur cette formule qui leur donnait h la fois la valeur proportionnelle du cuivre et de l'argent et le poids :i donner à la mine de cuivre pour l'égaler aux poids égvpliens; d'autant qu'avec la méthode d'évaluer en poids d'argent une somme de cuivre, la confusion était très facile. On a donc eu une mine de cuivre (poids monétaire) valant 2 kites, 18 gr. 19; de là, on a déduit 1/10 = 1 kile = 50 dr. et 1/10 de kite = 5 dr. de cuivre (soit 0 gr. 91). Comme les Egyptiens n'emplovaient pas de poids plus petit, il était inutile de frapper des pièces de 1 drachme de cuivre (0 gr. 189). Dans celte hypothèse, les pièces de Berlin marquées M et II devaient peser nominalement 7 gr. 56 (40 dr.) et 15 gr. 12 (80 dr.), ce qui correspond aux poids de certaines de ces pièces; pour le reste, on sait qu'il y a des erreurs de poids assez fortes dans la monnaie antique.
Pour finir, remarquons que les Plolémées ont frappé des monnaies de toute matière. Sans parler des pièces de plomb égyptiennes, dont tous les exemplaires connus sont d'époque romaine, sans parler non plus des talents de fer, s'.gyjcoj xiXxvxa, des Papyrus de Tebtynis', qui peuvent n'avoir été que des lingots
t. Tebt. Pap., 99, 2, 4, 12, 19, 35, etc.