Guroh Pap., III, 1 (époque de Séti H
84 LES FINANCES DE l'e'gYPTE
SOUS la XIX^ dynastie, l'État, par conséquent la ferme, devait fournir aux ouvriers la quantité d'huile nécessaire. Il devait en être de même pour le nitre ou le sel employé à saler le poisson. La ferme achetait le poisson à un taux légalement fixé, mais la plus grande part des bénéfices venait moins de l'achat des poissons que du produit d'une taxe yj TETàpT/i àXilcov (yj S' àXtIwv) qui était nominalement du quart et réellement du tiers de la pèche ^. Cette taxe est exactement du même genre que le liXoç. Toit iXaiou ou que l'àuofJLOtpa, abstraction faite, toutefois, du caractère primitivement religieux de cette dernière. Nous avons sur les revenus de cette ferme un détail assez curieux : le prix de la vente en était, pour la province de Thèbes, de 2lo talents d'argent dans la seconde moitié du if siècle avant notre ère^. D'autre part, nous savons par Diodore^ que le revenu de la pêche du lac Mœris était estimé à 1 talent d'argent par jour. Si cela n'est malheureusement pas assez précis pour en tirer une conclusion sur les revenus de l't/Ourjpa, cela nous montre approximativement la richesse de cette ferme*.