MONTANT DE L'IMPOT
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La situation que présente le tableau de 1874 est d'autant plus sérieuse que c'est surtout Taccroissement des biens possédés par les congrégations qui montre un accroissement véritablement extraordinaire. Tandis qu'en 4849 les biens des congrégations étaient évalués à 43 millions seulement, les congrégations autorisées possèdent aujourd'hui, d'après les dernières communications {Journal officiel du 10 décembre 1880), sans compter leurs valeurs mobilières, 23,823 hectares, d'une valeur de 420,934,978 francs, et celles qui ne sont pas autorisées, 11,957 hectares, d'une valeur de 160,492,696 francs, ce qui représente une valeur totale de 581 1/2 millions. Les premières ont en outre pour 80 millions de biens à bail fictif, les dernières en ont pour 51 millions, ensemble pour 131 millions, ce qui forme un total de 712millions 1/2.— Cette situation a soulevé en décembre 1880, dans le sein des Chambres françaises, des débats orageux, dont les résultats se sont traduits dans la loi de
finances du 28 décembre 1880, articles 3 et 4. (Dans le chapitre que nous consacrons plus loin aux valeurs mobilières, nous rencontrerons les dispositions spéciales de cette loi.)