I. Frochot; cf. p. a^S
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de chaque année, el proposa d'appliquer l'autre à la formation d'un fonds de premier établissement des pensions de retraite de ces mêmes employés ;
m Que cette noble conduite explique comment avec un assez grand traitement consacré à la représentation de sa place, M. le comte Frochot n'a jamais rien ajouté à sa fortune personnelle, qui était et qui est restée au-dessous de la médiocrité; mais que cette conduite semble tracer aussi à la Ville de Paris celle que l'estime et la reconnaissance lui prescrivent de tenir envers un administrateur avec lequel, en prévenant ses embarras, elle ne fait qu'un échange de bienveillance et de désintéressement ;
<r Le Conseil général est d'avis qu'il soit fait, sur les fonds de la Ville de Paris, à M. le comte Frochot, une pension viagère de quinze mille francs. i>
Le vœu des membres du Conseil général formant le Conseil municipal, appuyé par le successeur de Frochot, le comte de Chabrol, fut approuvé et une pension fut allouée au premier préfet de la Seine et confirmée après les Cent-Jours, bien que Frochot eût alors servi Napoléon comme préfet des Bouchesdu-Rhône.
La constitution des sources de recettes du budget.
— Sous le régime de l'an VIII, la Ville obtient divers décrets ou arrêtés du Gouvernement qui régularisent la perception de ses nouveaux revenus : en 1801, les droits de grande et de petite voirie; en i8o4, les droits de poids public et de mesurage; en i8o4 et i8o5, les taxes d'inhumations et la vente des terrains des cimetières; de 1801 à 1807, les droits sur les transactions dans les halles et marchés et la location d'emplacements concédés sur la voie publique.
En 181 1, Napoléon dota la Ville de Paris de nouvelles sources de revenus ordinaires comme les droits de consommation de la caisse de Poissy et ceux d'entrepôts des liquides.
En i8i3, il ajouta i décime de guerre aux droits d'octroi,
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décime perçu au proGl de l'Étal. Ce décime, supprimé en i8i4j fut rétabli en 1816, mais alors au profit de la Ville.
En 18 10, il décréta la construction des cinq abattoirs de Ménilmontant, de Montmartre, du Roule, de Grenelle et de Villejuif, qui ne furent mis en service qu'en 18 18 et dont le produit se cliiffra, dès cette première année, par 261,1 19 fr. 58 c.
De 1806 à 1820, les revenus ordinaires de la Ville ne cessent de s'accroître; mais dans la période qui va de 1821 à i83o, ils éprouvent de grandes fluctuations.
De 1821 à i8;î5, ces revenus s'élèvent progressivement de 32,i3i,35o fr. 5i c. à 38, 1 5 1, 533 fr. 93 c; puis, à partir de 1826, ils s'abaissent jusqu'en i83o, où ils ne produisent plus que 31,149,961 fr. 22 c.
Toutefois, si l'on compare cette période aux dix années comprises entre 181 1 et 1820, on est frappé des progrès des recettes ordinaires.
De 1811 à 1820, les recettes ordinaires ont formé un total de 260,013,872 fr. 92 c, tandis que de 1821 à i83o elles s'élevèrent à 346,384,072 fr. 5o c, bénéficiant d'une augmentation annuelle moyenne de 8,637,000 fr. Cette amélioration des ressources normales est plus rapide que l'augmentation de la population qui, de 545,755 habitants, recensés en 1801, passa, en 1817, à 713,966 habitants.
Les di'penses ordinaires, c'est-à-dire les frais généraux d'administration et d'entretien des établissements communaux, s'accroissent naturellement de 1806 à i83o, à mesure de la création et du développement de tous les services communaux.
En 1798, elles se chiffrent à 1,970,000 fr.; en 1810, à 21,821,507 fr. 37 c; en 1821, à 24,793,000 fr., et atteignent, en i83o, un total de 28,130,372 fr. 80 c.
Les recettes et les dépenses extraordinaires furent de diverses natures.
De 1797 à 1810, les recettes extraordinaires ou accidentelles s'élevèrent à 7,359,4^3 fr. 91 c, formés d'une avance de 4,676,000 fr. provenant d'un prêt de 8 millions consenti.
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en 1809, par le Domaine pour l'exécution de grands travaux d'utilité publique; de 1,066,705 fr. 98 c, montant de secours et de subventions accordés par l'Etat à divers titres et de 1,616,747 fr. 93 c. produits par la vente d'immeubles comr^unaux ou le recouvrement d'anciennes créances.
Le total des recettes et des dépenses extraordinaires, de 1801 à 1810, s'éleva à 18, 162, 565 fr. 84 c; mais, de 181 1 à 1820, ce total atteignit, respectivement, pour les recettes i34 millions et pour les dépenses i4o millions.
Des travaux importants furent commencés à l'aide de ces ressources extraordinaires, dont le Conseil municipal n'eut plus à connaître après i8o5 : le déblaiement des quais et des places, la construction de halles et marchés, la restauration des églises, la création du canal de l'Ourcq, etc.
L'impulsion ainsi donnée par Napoléon aux grands travaux d'édilité ou d'embetUssément, l'occupation de Paris par les armées étrangères en i8i4 et em.i8i5, les sacrifices que dut faire la municipalité, pour atténuer l'effet des mauvaises récoltes de 18 16 et de 1817 entraînèrent la Ville de Paris d^ns des dépenses extraordinaires considérables, de i8i4 à 1820, et la mirent dans la nécessité d'emprunter.
Les charges des occupations de 1814 et de 1815.
— La plus lourde de ces charges accidentelles fut la dépense due à l'occupation de Paris par les Alliés en 181 4 et en 181;"),
L'invasion coûta à Paris une somme totale de 5o,283,583 fr. 53 c, sur laquelle l'État remboursa' 5,499,864 fr. 68 c, laissant définitivement à la charge des budgets de la capitale une dépense de 445783,718 fr. 96 c.
Le jour d^ l'entrée des Alliés dans Paris, le 3i mars 1814, la caisse municipale contenait 100,000 fr., et, dès le lendemain, le gouverneur nommé par les souverains, le général russe Sacken, en exigea 5o,ooo pour les premiers besoins de sa maison.