I. Cette recette ne fut effectuée qu'ea
Comme il fallait assurer cependant la nourriture de 55,000 hommes et des 26,000 chevaux qui campaient dans Paris, on fit pour 2 milhons de bons de caisse à deux mois d'écliéance, pu\p on recourut à un emprunt forcé en prenant pour base les cotes foncières, personnelles et mobiUères. Cette contribution extraordinaire, qui ne procura que 4 millions, fut estimée devoir produire environ 5 millions ; on les escompta en faisant traite sur les douze percepteurs de Paris. C'était un emprunt d'apparence révolutionnaire, dû à l'initiative hardie du préfet de la Seine, le comte de Chabrol; mais il permit du moins d'alimenter le comité des subsistances chargé de répondre aux réquisitions des généraux alliés.
L'occupation de Paris dura cinq mois et pendant ce temps les dépenses furent de 5,3 18,000 fr., se répartissant ainsi:
Frais d'hôtel (les officiers 1,000,000 fr.
Nourriture des chevaux 2,276,000
• Grains et farines 864,000
Frais de transport et achat de légumes. . , 174,000 Eau-de-vie et vin. ,,.,..'..... i54,ooo Hois, charbon et autres fournitures . . . . 101,000 Viande 700,000
En y comprenant les frais accessoires, l'occupation de 181 4 absorba environ 5, 600,000 fr.
Le Trésor ayant indemnisé la Ville, l'administration municipale remboursa aux citoyens qui la réclamèrent leur cotisation de 18 14 intégralement. Par suite de non-réclamations, la caisse municipale put même conserver plus de 25o,ooo fr. * qui lui furent abandonnés par les contribuables. En réalité, la Ville de Paris ne paya pour ainsi dire aucune part dans cette charge de guerre.
Par contre, l'invasion de 181 5 imposa à la Ville de Paris de lourdes charges. L'occupation coûta, cette fois, /j/ijgGSjGoo fr. Les armées ennemies tinrent garnison pendant 117 jours.