SUBVENTIONS
DE X.A YILLS.
en 1896. en 1899.
fp. c.
fr. c.
6a5yO0O » 3,433,000 »
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a. La CainM des retraites de rAMlstance pabliqno a accnaé en 1899 nn dffleit da 440, mir 1» budget de cette admlnlRtratlon ; maia en réalité on peut dire que eatta «1,634,795 fr. renée par la Ville à ce budget «|)4cial.
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On voit, par ce relevé, combien la question de l'avenir des caisses de retraites mérite d'être prise en sérieuse considération. Elle est, du reste, à l'étude depuis trois ou quatre ans.
La charge du budget pour les retraites s'est accrue de 5oo,ooo fr. par an, depuis le i" juillet 1899, par suite de l'établissement d'une retraite en faveur des cantonniers et ouvriers des services municipailx.* Au lieu de constituer une caisse de retraites spéciale ou de joindre cette charge à celle de la caisse établie pour les services de la Préfecture de la Seine, on a utilisé la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse. Cette création est une grande amélioration pour les intéressés qui, auparavant, n'avaient aucun droit à la retraite et bénéficiaient d'allocations annuelles et viagères dues à la seule bienveillance du Conseil municipal, allocations variant entre i4o et 5oo fr.
Maintenant, tous les ouvriers de la Ville, âgés de moins de cinquante ans, versent à la Caisse nationale des retraites 4 p. 100 du produit de leur salaire normal, et la Ville ajoute à ces versements 90 fr. par an et par ouvrier. On constitue ainsi un livret individuel à l'ouvrier célibataire, et pour l'ouvrier marié, deux livrets individuels, l'un à son nom, l'autre au nom de sa femme. Chacun de ces livrets produira une retraite proportionnelle aux versements faits et dont le maximum peut atteindre 1,200 fr. Les versements sont faits à capital aliéné; mais, en cas de décès de l'un des époux, la Ville assure au survivant la rente viagère du décédé; c'est la^ seule charge imprécise assumée dans cette combinaison.
Le crédit prévu pour les versements à faire par la Caisse municipale en igoo est de 5oo,ooo fr.
Le fonctionnement de cette nouvelle institution de prévoyance aura, d'ici à quelques années, pour effet la réduction sensible des crédits considérables et nécessaires au service des allocations annuelles et viagères. En généralisant l'utilisation de la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse et en ^poussant aussi bien les employés de la Ville de Paris que
les ouvriers des services municipaux à profiter davantage des nombreuses facilités offertes à présent pour les assurances sur la vie, l'administration et le Conseil municipal prépareraient la solution du problème épineux de l'atténuation et même de la disparition des charges budgétaires dues aux caisses de retraite. Ils amèneraient, d'ici une vingtaine d'années, la presque totalité des fonctioAnâires, employés et ouvriers, à se constituer leur retraite, aidés par la Ville dans une certaine mesure, et ainsi pourraient disparaître les crédits pour secours à d'anciens employés ou à de vieux ouvriers. En outre, cela stimulerait l'esprit de prévoyance et l'initiative de ce très nombreux personnel.
La A"" section du chapitre V des dépenses enregistre la dépense des dons et legs pour œuvres de bienfaisance dont nous avons donné le détail en traitant des recettes.
La 5* section comporte deux articles consacrés aux crédits pour allocations de secours au cours de l'exercice : les secours une fois payés à attribuer par délibérations du Conseil municipal sont prévus pour 120,000 fr., et la provision pour allocations annuelles et viagères accordées au cours de l'année est de 5o,ooo fr. La majeure partie de ces crédits est employée en faveur du personnel ouvrier et du personnel de service.